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Fac de la Victoire : jour après jour, construire "la coordination de toutes ces luttes"

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Étudiants, gilets jaunes, travailleurs syndiqués ou non occupent l'université de la Victoire depuis mercredi 4 décembre. Entre assemblées générales, discussions informelles et relai d'informations, ils cherchent à en faire un "QG de la lutte".

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10m

L'invité.e

Kenza et Marcel, étudiants, racontent l'occupation de l'université Bordeaux-Victoire

Diffusé le 10/12/2019

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L'invité.e

"Des professeurs mobilisés viennent pour parler partiels et mobilisations avec les étudiants"

Diffusé le 11/12/2019

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6m

L'invité.e

Diffusé le 12/12/2019

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8m

L'invité.e

"On refuse la tenue des partiels et on mettra tous les moyens possibles pour les empêcher."

Diffusé le 13/12/2019

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L'invité.e

A la fac occupée : "En voyant l'envergure que ça a pris, je me suis dit que ça valait le coup"

Diffusé le 17/12/2019

Retrouvez ici toutes nos interviews à la fac occupée.

Vendredi 13

"Comment on peut être un point d'appui dans la mobilisation ? Ce sont des débats nécessaires, qui vont se poursuivre. Il y a de plus en plus d'AG, de secteurs qui cherchent à se regrouper, soit sur leur lieu de travail, soit ici. De plus en plus de gens nous demandent si ils peuvent avoir un amphithéâtre pour se réunir : évidemment, c'est le but !"

Mercredi 11

"Lundi, on a rencontré la présidente de Bordeaux Victoire avec comme but d'obtenir la ré-ouverture administrative" explique Yann, étudiant en psychologie. Depuis mercredi 4 décembre, le site est occupé et incarne une tentative de rassemblement entre les secteurs engagés dans cette mobilisation contre la réforme des retraites. Syndicalistes, travailleurs, militants autonomes, étudiants, gilets jaunes s'y retrouvent régulièrement à l'occasion d'assemblées générales de lutte.

"Le but de notre occupation n'est pas la fermeture administrative" précise-t-il.

Seulement, l'Université de Bordeaux conditionnerait la ré-ouverture à l'arrêt de l'occupation de nuit. Les étudiants estiment manquer de garanties et rappellent que les membres de la direction "ne voulaient pas nous rencontrer tant qu'on occupait encore". Une gageure pour les étudiants présents et qui restent organisés pour gérer les lieux.

Néanmoins, une éventelle réouverture administrative de la fac permettrait de pouvoir échanger avec plus d'étudiants que seulement ceux qui sont mobilisés au quotidien.

"On veut faire prendre conscience de l'enjeu de la mobilisation. On est conscient du manque de politisation d'un certain nombre d'étudiants qui ont une vision scolaire de l'université. Nous ne partageons pas cette vision."

Tout en poursuivant ces discussions, ils établissent au quotidien un programme de rencontres, débats et bien sûr d'assemblées décisionnaires de la suite du mouvement. Une salle d'étude est ouverte, des ateliers sont organisés en sociologie et psychologie.

"Des professeurs mobilisés viennent parler avec des étudiants de leurs inquiétudes sur les partiels et les mobilisations mais aussi sur les cours" raconte Gabrielle, étudiante en sociologie.

Une réunion avec la direction et le personnel de l'université se tient ce mercredi matin et devrait être suivie d'une assemblée générale avec le corps enseignant. Ce mercredi midi, les étudiants prévoient aussi la diffusion en direct de la prise de parole d’Édouard Philippe devant le Conseil Économique Sociale et Environnemental au sujet de la réforme des retraites. Avant de décider de la suite des actions à prévoir...

Mardi 10 : Construire la grève générale

Quand les directeurs d'université et le gouvernement "ont vu qu'un mouvement étudiant allait potentiellement se développer, ils ont décidé de fermer administrativement les facs" ajoute Kenza qui estime qu'en rendant impossible les cours, la volonté était de mettre à mal l'organisation des étudiants.

Mais raté, les étudiants de Sciences Po Bordeaux, Bordeaux 2 et Bordeaux 3 ont effectué divers blocages. Une mobilisation qui se décline à différentes échelles sur le plan national.

L'occasion aussi de créer des connexions avec d'autres mobilisations comme ce lundi soir et une assemblée générale interluttes et interprofessionnelles réunissant. A ce titre, Kenza estime que "si le 5 décembre, qui a été historique, a émergé de secteurs très combattifs comme la RATP ou la SNCF et qui ont amené les directions syndicales à appeler à une journée nationale."

Elle craint que le secrétaires nationaux des principaux syndicats (CGT, CFDT) "n'attendent que de pouvoir négocier avec le gouvernement". Or, elle poursuit :

"Le mouvement doit appartenir aux salariés et aux grévistes, qui se lèvent tous les jours, perdent des journées de salaires, se battent pour leur futur. C'est par ce cadre d'auto-organisation qu'on va pouvoir dépasser ces directions du mouvement qui ne représentent personne et construire la grève générale qu'on veut tous."

Cela passe par une participation qu'elle espère massive des étudiants et des enseignants à la manifestation nationale de ce mardi qui, à Bordeaux, débute à 11H30 place de la République.

Les podcasts

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12m

L'invité.e

5e Semaine des Afriques : les villes africaines avec René Otayek

Diffusé le 24/01/2020

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59m

Climat de Luttes

Diffusé le 23/01/2020

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1h00m

Lumières, Lumières

Diffusé le 23/01/2020

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2h00m

Trait d'Union

Diffusé le 23/01/2020

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