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	<description><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

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participer à un entretien, témoignage et/ou discussion
proposer et participer à l'élaboration d'une émission
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Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l'adresse mail de l'émission.

Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></description>
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	<copyright>© 2026 La Clé des Ondes</copyright>
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Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

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Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

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		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

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		<content:encoded><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...<br />
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Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.<br />
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Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l&apos;A VENIR.<br />
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.<br />
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Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l&apos;A VENIR.<br />
<br />
QUI SOMMES NOUS ?<br />
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles<br />
<br />
• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes<br />
<br />
Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?<br />
<br />
Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L&apos;espace du doute est partie intégrante du format.<br />
<br />
Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner<br />
<br />
TU SOUHAITES CONTRIBUER/PARTICIPER?<br />
Pour participer tu peux :<br />
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proposer un sujet/format de segment<br />
participer à un entretien, témoignage et/ou discussion<br />
proposer et participer à l&apos;élaboration d&apos;une émission<br />
créer toi même ton émission grâce au modèle proposé<br />
<br />
Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l&apos;adresse mail de l&apos;émission.<br />
<br />
Cette émission est un espace d&apos;expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité<br />
<br />
A bientôt, Au coeur de l&apos;Empire!]]></content:encoded>
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		<itunes:subtitle>Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
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Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

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A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></itunes:summary>
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		<title>Au-coeur-de-lEmpire-24-08-2026-20h-00</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
		<description><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

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		<content:encoded><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...<br />
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Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l&apos;A VENIR.<br />
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		<itunes:subtitle>Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

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Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

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Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l'adresse mail de l'émission.

Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></itunes:summary>
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		<title>Emission 4. Art et résistance</title>
		<link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/au-coeur-de-lempire/emission-4-art-et-resistance/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
		<description><![CDATA[I. Quand l'art devient un langage politique
Des parcours façonnés par les histoires de résistance

Dans cette émission riche en révélations Ninoska revient sur son histoire familiale, marquée par l'exil politique de ses parents chiliens après la dictature, ainsi que sur les années passées en Martinique, qui ont nourri sa sensibilité aux questions de colonisation, de métissage culturel et de résistance. Gaston Poz, de son côté, évoque une pratique artistique profondément liée aux réalités sociales et aux combats pour les droits humains en Amérique latine.

Pour les deux artistes, créer n'est jamais un acte neutre. Ils considèrent que la musique constitue un véritable outil de résistance face aux violences politiques. Ils rappellent que, tout au long de l'histoire, les régimes autoritaires ont cherché à faire taire les artistes, précisément parce que leurs œuvres participent à la construction d'une mémoire collective. Ils établissent notamment un parallèle avec Guernica de Picasso, devenue une référence universelle dans la dénonciation des crimes de guerre.

si l'art ne met pas fin aux conflits, il permet d'en conserver la mémoire et d'empêcher que les victimes soient oubliées.

De Gaza à une lutte universelle pour l'enfance

Cette volonté de témoigner se retrouve dans leur chanson, qui mêle émotion et prise de position politique. Le clip alterne les images tournées à Gaza avec des extraits de discours de personnalités ayant publiquement dénoncé les violences contre les civils, notamment les présidents Gustavo Petro et Luiz Inácio Lula da Silva, ainsi que les analyses de l'anthropologue Rita Segato ou encore les interventions de Francesca Albanese. Les artistes expliquent avoir souhaité donner une résonance internationale à leur message en mettant en avant des voix qui continuent d'alerter sur la situation malgré les pressions diplomatiques.
Au-delà du cas de Gaza, Me voy a comer tu dolor porte un message universel. Les auteurs rappellent que la chanson n'avait pas été écrite à l'origine pour la Palestine, mais après le viol d'une adolescente en Argentine privée de son droit à l'avortement. Au fil du temps, elle est devenue une œuvre consacrée à toutes les enfances victimes des violences : enfants de Gaza, victimes des cartels mexicains, enfants exploités dans les mines ou confrontés à d'autres formes de domination. La souffrance des enfants devient ainsi le symbole d'une violence systémique qui dépasse les frontières.

Face à l'impuissance ressentie par de nombreux citoyens, l'art demeure un espace d'action. Sans prétendre remplacer les institutions politiques, les artistes revendiquent leur responsabilité de témoigner, de participer au débat public et de contribuer à préserver la mémoire des violences contemporaines. Pour eux, créer revient autant à transmettre une émotion qu'à refuser le silence et l'oubli.

II. De la mémoire décoloniale aux mobilisations contemporaines : faire vivre les luttes
Le reggae et le slam comme héritages des résistances

Pour Ninoska et Gaston Poz, la beauté qui peut naître au cœur de la violence ne relève pas d'une contradiction mais d'un acte profondément politique. La résistance, expliquent-ils, est une forme d'espoir. Face à des rapports de force qui semblent déséquilibrés, créer revient à refuser que la violence ait le dernier mot. 

L'art est le témoignage d'une humanité qui persiste malgré les guerres, les oppressions et les tentatives d'effacement.

Cette philosophie irrigue également leurs choix artistiques. Les musiciens reviennent sur l'utilisation du reggae pour interpréter Me voy a comer tu dolor. Plus qu'un simple genre musical, le reggae est présenté comme une tradition historique de contestation sociale et politique. Héritier des luttes populaires jamaïcaines, il porte depuis des décennies des messages d'émancipation, de justice sociale et de résistance face aux systèmes d'oppression. …]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[I. Quand l&apos;art devient un langage politique<br />
Des parcours façonnés par les histoires de résistance<br />
<br />
Dans cette émission riche en révélations Ninoska revient sur son histoire familiale, marquée par l&apos;exil politique de ses parents chiliens après la dictature, ainsi que sur les années passées en Martinique, qui ont nourri sa sensibilité aux questions de colonisation, de métissage culturel et de résistance. Gaston Poz, de son côté, évoque une pratique artistique profondément liée aux réalités sociales et aux combats pour les droits humains en Amérique latine.<br />
<br />
Pour les deux artistes, créer n&apos;est jamais un acte neutre. Ils considèrent que la musique constitue un véritable outil de résistance face aux violences politiques. Ils rappellent que, tout au long de l&apos;histoire, les régimes autoritaires ont cherché à faire taire les artistes, précisément parce que leurs œuvres participent à la construction d&apos;une mémoire collective. Ils établissent notamment un parallèle avec Guernica de Picasso, devenue une référence universelle dans la dénonciation des crimes de guerre.<br />
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si l&apos;art ne met pas fin aux conflits, il permet d&apos;en conserver la mémoire et d&apos;empêcher que les victimes soient oubliées.<br />
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De Gaza à une lutte universelle pour l&apos;enfance<br />
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Cette volonté de témoigner se retrouve dans leur chanson, qui mêle émotion et prise de position politique. Le clip alterne les images tournées à Gaza avec des extraits de discours de personnalités ayant publiquement dénoncé les violences contre les civils, notamment les présidents Gustavo Petro et Luiz Inácio Lula da Silva, ainsi que les analyses de l&apos;anthropologue Rita Segato ou encore les interventions de Francesca Albanese. Les artistes expliquent avoir souhaité donner une résonance internationale à leur message en mettant en avant des voix qui continuent d&apos;alerter sur la situation malgré les pressions diplomatiques.<br />
Au-delà du cas de Gaza, Me voy a comer tu dolor porte un message universel. Les auteurs rappellent que la chanson n&apos;avait pas été écrite à l&apos;origine pour la Palestine, mais après le viol d&apos;une adolescente en Argentine privée de son droit à l&apos;avortement. Au fil du temps, elle est devenue une œuvre consacrée à toutes les enfances victimes des violences : enfants de Gaza, victimes des cartels mexicains, enfants exploités dans les mines ou confrontés à d&apos;autres formes de domination. La souffrance des enfants devient ainsi le symbole d&apos;une violence systémique qui dépasse les frontières.<br />
<br />
Face à l&apos;impuissance ressentie par de nombreux citoyens, l&apos;art demeure un espace d&apos;action. Sans prétendre remplacer les institutions politiques, les artistes revendiquent leur responsabilité de témoigner, de participer au débat public et de contribuer à préserver la mémoire des violences contemporaines. Pour eux, créer revient autant à transmettre une émotion qu&apos;à refuser le silence et l&apos;oubli.<br />
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II. De la mémoire décoloniale aux mobilisations contemporaines : faire vivre les luttes<br />
Le reggae et le slam comme héritages des résistances<br />
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Pour Ninoska et Gaston Poz, la beauté qui peut naître au cœur de la violence ne relève pas d&apos;une contradiction mais d&apos;un acte profondément politique. La résistance, expliquent-ils, est une forme d&apos;espoir. Face à des rapports de force qui semblent déséquilibrés, créer revient à refuser que la violence ait le dernier mot. <br />
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L&apos;art est le témoignage d&apos;une humanité qui persiste malgré les guerres, les oppressions et les tentatives d&apos;effacement.<br />
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Cette philosophie irrigue également leurs choix artistiques. Les musiciens reviennent sur l&apos;utilisation du reggae pour interpréter Me voy a comer tu dolor. Plus qu&apos;un simple genre musical, le reggae est présenté comme une tradition historique de contestation sociale et politique. Héritier des luttes populaires jamaïcaines, il porte depuis des décennies des messages d&apos;émancipation, de justice sociale et de résistance face aux systèmes d&apos;oppression. …]]></content:encoded>
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		<itunes:title>Emission 4. Art et résistance</itunes:title>
		<itunes:author>Au coeur de l&amp;#039;Empire</itunes:author>
		<itunes:subtitle>Cette édition d&apos;Au cœur de l&apos;Empire réunit la chanteuse et compositrice Ninoska, d&apos;origine chilienne, et le musicien argentin Gaston Poz, venus présenter leur chanson Me voy a comer tu dolor (« Je vais manger ta douleur »), une œuvre dédiée aux enfan…</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[I. Quand l'art devient un langage politique
Des parcours façonnés par les histoires de résistance

Dans cette émission riche en révélations Ninoska revient sur son histoire familiale, marquée par l'exil politique de ses parents chiliens après la dictature, ainsi que sur les années passées en Martinique, qui ont nourri sa sensibilité aux questions de colonisation, de métissage culturel et de résistance. Gaston Poz, de son côté, évoque une pratique artistique profondément liée aux réalités sociales et aux combats pour les droits humains en Amérique latine.

Pour les deux artistes, créer n'est jamais un acte neutre. Ils considèrent que la musique constitue un véritable outil de résistance face aux violences politiques. Ils rappellent que, tout au long de l'histoire, les régimes autoritaires ont cherché à faire taire les artistes, précisément parce que leurs œuvres participent à la construction d'une mémoire collective. Ils établissent notamment un parallèle avec Guernica de Picasso, devenue une référence universelle dans la dénonciation des crimes de guerre.

si l'art ne met pas fin aux conflits, il permet d'en conserver la mémoire et d'empêcher que les victimes soient oubliées.

De Gaza à une lutte universelle pour l'enfance

Cette volonté de témoigner se retrouve dans leur chanson, qui mêle émotion et prise de position politique. Le clip alterne les images tournées à Gaza avec des extraits de discours de personnalités ayant publiquement dénoncé les violences contre les civils, notamment les présidents Gustavo Petro et Luiz Inácio Lula da Silva, ainsi que les analyses de l'anthropologue Rita Segato ou encore les interventions de Francesca Albanese. Les artistes expliquent avoir souhaité donner une résonance internationale à leur message en mettant en avant des voix qui continuent d'alerter sur la situation malgré les pressions diplomatiques.
Au-delà du cas de Gaza, Me voy a comer tu dolor porte un message universel. Les auteurs rappellent que la chanson n'avait pas été écrite à l'origine pour la Palestine, mais après le viol d'une adolescente en Argentine privée de son droit à l'avortement. Au fil du temps, elle est devenue une œuvre consacrée à toutes les enfances victimes des violences : enfants de Gaza, victimes des cartels mexicains, enfants exploités dans les mines ou confrontés à d'autres formes de domination. La souffrance des enfants devient ainsi le symbole d'une violence systémique qui dépasse les frontières.

Face à l'impuissance ressentie par de nombreux citoyens, l'art demeure un espace d'action. Sans prétendre remplacer les institutions politiques, les artistes revendiquent leur responsabilité de témoigner, de participer au débat public et de contribuer à préserver la mémoire des violences contemporaines. Pour eux, créer revient autant à transmettre une émotion qu'à refuser le silence et l'oubli.

II. De la mémoire décoloniale aux mobilisations contemporaines : faire vivre les luttes
Le reggae et le slam comme héritages des résistances

Pour Ninoska et Gaston Poz, la beauté qui peut naître au cœur de la violence ne relève pas d'une contradiction mais d'un acte profondément politique. La résistance, expliquent-ils, est une forme d'espoir. Face à des rapports de force qui semblent déséquilibrés, créer revient à refuser que la violence ait le dernier mot. 

L'art est le témoignage d'une humanité qui persiste malgré les guerres, les oppressions et les tentatives d'effacement.

Cette philosophie irrigue également leurs choix artistiques. Les musiciens reviennent sur l'utilisation du reggae pour interpréter Me voy a comer tu dolor. Plus qu'un simple genre musical, le reggae est présenté comme une tradition historique de contestation sociale et politique. Héritier des luttes populaires jamaïcaines, il porte depuis des décennies des messages d'émancipation, de justice sociale et de résistance face aux systèmes d'oppression. …]]></itunes:summary>
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	<item>
		<title>Emission 5 : Transmission culturelle, engagement citoyen et création artistique</title>
		<link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/au-coeur-de-lempire/emission-5-transmission-culturelle-engagement-citoyen-et-creation-artistique/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
		<description><![CDATA[I. Créer des espaces culturels afro-caribéens : le pari d'Issalane Éditions
De l'édition de jeux à un projet de transmission culturelle

Comment transmettre une histoire lorsque les supports qui la racontent restent peu nombreux ? C'est à partir de cette question qu'est née Issalane Éditions, avant de donner naissance à Issalane Culture, un projet consacré à la mise en réseau des acteurs culturels afro-caribéens.

Au cours de cet émission, Anne-Marie, fondatrice d'Issalane Éditions, a accepté de revenir sur la genèse de cette aventure entrepreneuriale. Son parcours témoigne d'une volonté de créer des espaces où les cultures africaines et afro-descendantes occupent une place pleinement reconnue dans le paysage culturel.

Si les ouvrages consacrés aux cultures africaines et afro-descendantes sont aujourd'hui plus nombreux qu'auparavant, les jeux éducatifs qui mettent en valeur ces histoires, ces figures et ces patrimoines restent encore très rares. Convaincue que le jeu constitue un formidable outil de transmission, Anne-Marie imagine alors un support capable de rendre ces récits accessibles aux familles comme aux plus jeunes.

Cette réflexion prend forme alors qu'elle travaille au sein d'un média culturel panafricain. L'équipe évoque la possibilité de développer un jeu éducatif consacré aux cultures africaines. Le projet collectif n'aboutit pas, mais l'idée, elle, continue de mûrir. Quelques années plus tard, Anne-Marie décide de la concrétiser en fondant Issalane Éditions.

N'ayant aucune expérience dans l'univers du jeu de société, elle entreprend un véritable travail d'autoformation. Conception des mécaniques de jeu, rédaction des règles, recherche d'illustrateurs, sélection d'imprimeurs, financement de la production, diffusion : chaque étape devient un nouvel apprentissage.

Au-delà de l'objet lui-même, c'est une vision de la représentation culturelle qui guide son travail. Pour Anne-Marie, les cultures africaines et afro-descendantes ne devraient pas être cantonnées à quelques rayons spécialisés des librairies ou des boutiques. Elles doivent pouvoir trouver naturellement leur place dans l'offre culturelle générale, au même titre que n'importe quel autre patrimoine.

Le jeu devient ainsi un outil de médiation culturelle. Il permet d'apprendre autrement, de transmettre des mémoires parfois absentes des programmes scolaires et de créer des moments de partage entre les générations.

Entreprendre autrement

La qualité d'une idée ne suffit pas à faire vivre un projet.

Après avoir choisi de poursuivre seule cette aventure entrepreneuriale, elle doit reconstruire entièrement le projet : trouver les financements, comprendre les contraintes de fabrication, développer une stratégie de diffusion et apprendre à présenter son travail auprès du public.

L'année 2025 marque une étape décisive. Nous l'accompagnons dans le récit d'une année particulièrement dense, au cours de laquelle elle participe à une vingtaine de salons, marchés de créateurs et festivals, à Bordeaux comme dans d'autres villes. Chaque événement devient à la fois un espace de vente, de test et de rencontre.

Ces déplacements représentent un investissement considérable. Aux frais de production s'ajoutent les coûts de déplacement, les droits d'inscription et un temps de travail important, le tout en parallèle d'une activité professionnelle.

Pour autant, cette immersion lui permet de mieux comprendre les réalités du secteur culturel indépendant. Au fil des rencontres, elle réalise que les difficultés qu'elle rencontre sont largement partagées : les principaux obstacles résident moins dans le manque de créativité que dans les contraintes économiques, administratives et logistiques auxquelles sont confrontés les porteurs de projets.

Faire du collectif une force

Cette prise de conscience conduit Anne-Marie à élargir son ambition.

À la fin de l'année 2025, elle lance Issalan…]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[I. Créer des espaces culturels afro-caribéens : le pari d&apos;Issalane Éditions<br />
De l&apos;édition de jeux à un projet de transmission culturelle<br />
<br />
Comment transmettre une histoire lorsque les supports qui la racontent restent peu nombreux ? C&apos;est à partir de cette question qu&apos;est née Issalane Éditions, avant de donner naissance à Issalane Culture, un projet consacré à la mise en réseau des acteurs culturels afro-caribéens.<br />
<br />
Au cours de cet émission, Anne-Marie, fondatrice d&apos;Issalane Éditions, a accepté de revenir sur la genèse de cette aventure entrepreneuriale. Son parcours témoigne d&apos;une volonté de créer des espaces où les cultures africaines et afro-descendantes occupent une place pleinement reconnue dans le paysage culturel.<br />
<br />
Si les ouvrages consacrés aux cultures africaines et afro-descendantes sont aujourd&apos;hui plus nombreux qu&apos;auparavant, les jeux éducatifs qui mettent en valeur ces histoires, ces figures et ces patrimoines restent encore très rares. Convaincue que le jeu constitue un formidable outil de transmission, Anne-Marie imagine alors un support capable de rendre ces récits accessibles aux familles comme aux plus jeunes.<br />
<br />
Cette réflexion prend forme alors qu&apos;elle travaille au sein d&apos;un média culturel panafricain. L&apos;équipe évoque la possibilité de développer un jeu éducatif consacré aux cultures africaines. Le projet collectif n&apos;aboutit pas, mais l&apos;idée, elle, continue de mûrir. Quelques années plus tard, Anne-Marie décide de la concrétiser en fondant Issalane Éditions.<br />
<br />
N&apos;ayant aucune expérience dans l&apos;univers du jeu de société, elle entreprend un véritable travail d&apos;autoformation. Conception des mécaniques de jeu, rédaction des règles, recherche d&apos;illustrateurs, sélection d&apos;imprimeurs, financement de la production, diffusion : chaque étape devient un nouvel apprentissage.<br />
<br />
Au-delà de l&apos;objet lui-même, c&apos;est une vision de la représentation culturelle qui guide son travail. Pour Anne-Marie, les cultures africaines et afro-descendantes ne devraient pas être cantonnées à quelques rayons spécialisés des librairies ou des boutiques. Elles doivent pouvoir trouver naturellement leur place dans l&apos;offre culturelle générale, au même titre que n&apos;importe quel autre patrimoine.<br />
<br />
Le jeu devient ainsi un outil de médiation culturelle. Il permet d&apos;apprendre autrement, de transmettre des mémoires parfois absentes des programmes scolaires et de créer des moments de partage entre les générations.<br />
<br />
Entreprendre autrement<br />
<br />
La qualité d&apos;une idée ne suffit pas à faire vivre un projet.<br />
<br />
Après avoir choisi de poursuivre seule cette aventure entrepreneuriale, elle doit reconstruire entièrement le projet : trouver les financements, comprendre les contraintes de fabrication, développer une stratégie de diffusion et apprendre à présenter son travail auprès du public.<br />
<br />
L&apos;année 2025 marque une étape décisive. Nous l&apos;accompagnons dans le récit d&apos;une année particulièrement dense, au cours de laquelle elle participe à une vingtaine de salons, marchés de créateurs et festivals, à Bordeaux comme dans d&apos;autres villes. Chaque événement devient à la fois un espace de vente, de test et de rencontre.<br />
<br />
Ces déplacements représentent un investissement considérable. Aux frais de production s&apos;ajoutent les coûts de déplacement, les droits d&apos;inscription et un temps de travail important, le tout en parallèle d&apos;une activité professionnelle.<br />
<br />
Pour autant, cette immersion lui permet de mieux comprendre les réalités du secteur culturel indépendant. Au fil des rencontres, elle réalise que les difficultés qu&apos;elle rencontre sont largement partagées : les principaux obstacles résident moins dans le manque de créativité que dans les contraintes économiques, administratives et logistiques auxquelles sont confrontés les porteurs de projets.<br />
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Faire du collectif une force<br />
<br />
Cette prise de conscience conduit Anne-Marie à élargir son ambition.<br />
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À la fin de l&apos;année 2025, elle lance Issalan…]]></content:encoded>
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		<itunes:title>Emission 5 : Transmission culturelle, engagement citoyen et création artistique</itunes:title>
		<itunes:author>Au coeur de l&amp;#039;Empire</itunes:author>
		<itunes:subtitle>D&apos;un côté, Anne-Marie, fondatrice d&apos;Issalane Éditions, raconte comment un jeu éducatif est devenu le point de départ d&apos;un projet visant à fédérer les acteurs culturels afro-caribéens. De l&apos;autre, les échanges consacrés à Gaza interrogent le droit int…</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[I. Créer des espaces culturels afro-caribéens : le pari d'Issalane Éditions
De l'édition de jeux à un projet de transmission culturelle

Comment transmettre une histoire lorsque les supports qui la racontent restent peu nombreux ? C'est à partir de cette question qu'est née Issalane Éditions, avant de donner naissance à Issalane Culture, un projet consacré à la mise en réseau des acteurs culturels afro-caribéens.

Au cours de cet émission, Anne-Marie, fondatrice d'Issalane Éditions, a accepté de revenir sur la genèse de cette aventure entrepreneuriale. Son parcours témoigne d'une volonté de créer des espaces où les cultures africaines et afro-descendantes occupent une place pleinement reconnue dans le paysage culturel.

Si les ouvrages consacrés aux cultures africaines et afro-descendantes sont aujourd'hui plus nombreux qu'auparavant, les jeux éducatifs qui mettent en valeur ces histoires, ces figures et ces patrimoines restent encore très rares. Convaincue que le jeu constitue un formidable outil de transmission, Anne-Marie imagine alors un support capable de rendre ces récits accessibles aux familles comme aux plus jeunes.

Cette réflexion prend forme alors qu'elle travaille au sein d'un média culturel panafricain. L'équipe évoque la possibilité de développer un jeu éducatif consacré aux cultures africaines. Le projet collectif n'aboutit pas, mais l'idée, elle, continue de mûrir. Quelques années plus tard, Anne-Marie décide de la concrétiser en fondant Issalane Éditions.

N'ayant aucune expérience dans l'univers du jeu de société, elle entreprend un véritable travail d'autoformation. Conception des mécaniques de jeu, rédaction des règles, recherche d'illustrateurs, sélection d'imprimeurs, financement de la production, diffusion : chaque étape devient un nouvel apprentissage.

Au-delà de l'objet lui-même, c'est une vision de la représentation culturelle qui guide son travail. Pour Anne-Marie, les cultures africaines et afro-descendantes ne devraient pas être cantonnées à quelques rayons spécialisés des librairies ou des boutiques. Elles doivent pouvoir trouver naturellement leur place dans l'offre culturelle générale, au même titre que n'importe quel autre patrimoine.

Le jeu devient ainsi un outil de médiation culturelle. Il permet d'apprendre autrement, de transmettre des mémoires parfois absentes des programmes scolaires et de créer des moments de partage entre les générations.

Entreprendre autrement

La qualité d'une idée ne suffit pas à faire vivre un projet.

Après avoir choisi de poursuivre seule cette aventure entrepreneuriale, elle doit reconstruire entièrement le projet : trouver les financements, comprendre les contraintes de fabrication, développer une stratégie de diffusion et apprendre à présenter son travail auprès du public.

L'année 2025 marque une étape décisive. Nous l'accompagnons dans le récit d'une année particulièrement dense, au cours de laquelle elle participe à une vingtaine de salons, marchés de créateurs et festivals, à Bordeaux comme dans d'autres villes. Chaque événement devient à la fois un espace de vente, de test et de rencontre.

Ces déplacements représentent un investissement considérable. Aux frais de production s'ajoutent les coûts de déplacement, les droits d'inscription et un temps de travail important, le tout en parallèle d'une activité professionnelle.

Pour autant, cette immersion lui permet de mieux comprendre les réalités du secteur culturel indépendant. Au fil des rencontres, elle réalise que les difficultés qu'elle rencontre sont largement partagées : les principaux obstacles résident moins dans le manque de créativité que dans les contraintes économiques, administratives et logistiques auxquelles sont confrontés les porteurs de projets.

Faire du collectif une force

Cette prise de conscience conduit Anne-Marie à élargir son ambition.

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		<title>au-coeur-de-l-empire-2026-04-13H</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
		<description><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

TU SOUHAITES CONTRIBUER/PARTICIPER?
Pour participer tu peux :

proposer un sujet/format de segment
participer à un entretien, témoignage et/ou discussion
proposer et participer à l'élaboration d'une émission
créer toi même ton émission grâce au modèle proposé

Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l'adresse mail de l'émission.

Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...<br />
<br />
Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.<br />
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Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l&apos;A VENIR.<br />
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QUI SOMMES NOUS ?<br />
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles<br />
<br />
• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes<br />
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Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?<br />
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Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L&apos;espace du doute est partie intégrante du format.<br />
<br />
Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner<br />
<br />
TU SOUHAITES CONTRIBUER/PARTICIPER?<br />
Pour participer tu peux :<br />
<br />
proposer un sujet/format de segment<br />
participer à un entretien, témoignage et/ou discussion<br />
proposer et participer à l&apos;élaboration d&apos;une émission<br />
créer toi même ton émission grâce au modèle proposé<br />
<br />
Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l&apos;adresse mail de l&apos;émission.<br />
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Cette émission est un espace d&apos;expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité<br />
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A bientôt, Au coeur de l&apos;Empire!]]></content:encoded>
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		<itunes:summary><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

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Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></itunes:summary>
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		<title>Au-coeur-de-lEmpire-09-03-2026-20h-00</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
		<description><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l'intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...

Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

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Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[Face à la fascisation globale : les discours dominants se rejouent, les récits des Puissants saturent l’espace médiatique. Notre émission se veut un espace de parole, une ramification des luttes anti-impérialistes (à l&apos;intersection des luttes pour la Libération). Nous imaginons et créons une plateforme de transmission orale : pour semer les graines de futurs possibles...<br />
<br />
Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.<br />
<br />
Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l&apos;A VENIR.<br />
<br />
QUI SOMMES NOUS ?<br />
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles<br />
<br />
• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes<br />
<br />
Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?<br />
<br />
Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L&apos;espace du doute est partie intégrante du format.<br />
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Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner<br />
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Cette émission est un espace d&apos;expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité<br />
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A bientôt, Au coeur de l&apos;Empire!]]></content:encoded>
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Nous voulons sortir des grilles de lecture ultra-coloniales et ultra-blanchies, réhabiliter les acteur.ices du débat, faire entendre d’autres intelligences du monde — celles qui naissent dans les marges, dans les résistances, dans la quotidienneté, dans les imaginaires.

Les thématiques traverseront les luttes du monde contemporain : le génocide en Palestine, la guerre d’accaparement au Soudan et génocide du Darfur, le Genocost au Congo, les révolutions oubliées de Madagascar ou d’ailleurs…La radio devient alors un espace-temps d’espérances et de non-réponses. Au lieu de lutter CONTRE on souhaite présenter POUR quoi nous luttons toustes. Utiliser les imaginaires pour nourrir l'A VENIR.

QUI SOMMES NOUS ?
Nous sommes une émission diffusée sur la clé des ondes (une radio associative bordelaise) et nous aimerions discuter de sujets de sociétés en contextualisant le présent avec celles et ceux qui le vivent pour ensuite mieux imaginer les futurs possibles

• Parler depuis un Nous (collectif et individuel) : sujets, acteur.ices, survivant.es et faiseur.euses de luttes. Au delà de représenter les « diasporas » auxquelles nous appartenons (ou pas), Nous souhaitons tisser un lien de solidarité entre les diverses luttes anti-impérialistes

Chaque émission se construit autour de questions : • Que faisons-nous autrement ? • Qu’espérons-nous faire ? • Comment aurions-nous agi si nous n’étions pas soumis aux contraintes du présent ?

Ce n’est pas un espace de réponses fermées, mais un espace de résonances — entre récits, témoignages, musiques, réflexions collectives et silences... L'espace du doute est partie intégrante du format.

Nous ne luttons plus contre un système, nous luttons pour l’avenir. Pour des mondes à venir, pour des possibles à inventer, pour que l’imaginaire redevienne un levier à actionner

TU SOUHAITES CONTRIBUER/PARTICIPER?
Pour participer tu peux :

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Pour les détails, envoyer des contributions ou nous contacter tu peux écrire à l'adresse mail de l'émission.

Cette émission est un espace d'expression qui priorise les voix immigré.es/diasporiques et se faisant nous pourrions demander de préciser ton point de vue situé sans pour autant faire la police de ta légitimité

A bientôt, Au coeur de l'Empire!]]></itunes:summary>
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		<title>Emission 2 - Imaginer pour le futur &amp;amp; Agir MAINTENANT</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
		<description><![CDATA[Partie 1 : « L’impression d’être en pleine 3e guerre mondiale »
Mettre en lumière une crise humanitaire invisibilisées

Le coeur de cette première partie repose sur une rencontre avec Basile Mohamed, 20 ans, étudiant en histoire, activiste franco-soudanais. À travers son témoignage, nous sommes confrontés à une réalité trop souvent absente du débat public : la situation au Soudan constitue aujourd’hui l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, et pourtant l’une des plus invisibilisées.
Basile ne parle pas depuis une position extérieure. Il parle depuis son vécu, depuis la diaspora, depuis l’impossibilité de rentrer dans son pays, depuis la douleur de voir des civils subir des violences inhumaines dans l’indifférence générale. Son combat est limpide : informer pour exister, informer pour briser le silence, informer pour que cette crise ne reste pas reléguée aux marges de l’actualité.

Être jeune n’est pas un frein, c’est une force politique

À 20 ans, Basile démontre que l’engagement n’attend pas le nombre des années. Au contraire, l’histoire nous montre que les luttes sociales, politiques et révolutionnaires ont toujours été portées par les jeunes.
Ce qu’il pointe avec justesse, c’est le caractère problématique de la surprise constante face à l’engagement des jeunes. Comme si se mobiliser était une anomalie. Comme si la jeunesse devait être apolitique, passive ou distraite.

Nous partageons ce constat : l’engagement des jeunes doit être normalisé, encouragé, transmis. S’engager ne signifie pas tout sacrifier. Cela peut passer par l’associatif, les réseaux sociaux, le terrain, le politique. L’essentiel reste de prendre position.

Réseaux sociaux : informer oui, agir surtout

Partager ne suffit pas!
Relayer une vidéo, poster un hashtag, c’est une étape. Pas une finalité. L’activisme ne peut pas se limiter à l’écran. L’effet de groupe, la présence physique, la rencontre, la mobilisation collective restent irremplaçables.
Notre message est clair : les réseaux peuvent ouvrir la porte, mais le réel est le lieu où les choses bougent.

Nous ne rejetons pas les réseaux. Ils sont aujourd’hui des outils puissants, parfois plus rapides et plus honnêtes que certains médias traditionnels. C’est grâce à eux que des images circulent, que des vérités émergent, que des récits ignorés trouvent une audience.

S’engager concrètement : oser faire le premier pas

À celles et ceux qui se demandent comment agir, nous retenons une idée centrale de l’échange : oser. Oser aller vers les autres. Oser s’informer. Oser rejoindre une association. Oser poser des questions. Oser approcher celles et ceux qui semblent “trop importants” ou “trop loin”.

La peur de l’illégitimité est un frein majeur à l’engagement. Pourtant, comme Basile le rappelle, nous sommes souvent à quelques personnes seulement de celles et ceux qui peuvent faire avancer les choses.

Diasporas et solidarités : informer avant tout

La diaspora soudanaise en France, bien que récente et peu visible, joue un rôle essentiel : entraide, envois d’argent, mobilisation associative, soutien aux populations sur place.

Mais avant toute chose, il y a une urgence : faire savoir.
Informer est la condition première de toute solidarité. Si les gens ne savent pas ce qui se passe, comment pourraient-ils aider ? Pour nous comme pour Basile, rendre visible cette réalité est déjà une victoire politique.

Partie 2 : Briser le silence
Dans cette deuxième partie de l’émission, nous avons choisi de faire ce que les médias dominants font trop rarement : laisser du temps, de l’espace et de la complexité à une parole directement concernée. Celle de Souleymane, membre actif de la Maison des Soudanais à Bordeaux, expatrié soudanais arrivé en France en 2019, engagé au quotidien auprès de sa communauté.

Ce témoignage dépasse largement le cadre d’une interview associative. Il agit comme un contre-récit : une mis…]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[Partie 1 : « L’impression d’être en pleine 3e guerre mondiale »<br />
Mettre en lumière une crise humanitaire invisibilisées<br />
<br />
Le coeur de cette première partie repose sur une rencontre avec Basile Mohamed, 20 ans, étudiant en histoire, activiste franco-soudanais. À travers son témoignage, nous sommes confrontés à une réalité trop souvent absente du débat public : la situation au Soudan constitue aujourd’hui l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, et pourtant l’une des plus invisibilisées.<br />
Basile ne parle pas depuis une position extérieure. Il parle depuis son vécu, depuis la diaspora, depuis l’impossibilité de rentrer dans son pays, depuis la douleur de voir des civils subir des violences inhumaines dans l’indifférence générale. Son combat est limpide : informer pour exister, informer pour briser le silence, informer pour que cette crise ne reste pas reléguée aux marges de l’actualité.<br />
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Être jeune n’est pas un frein, c’est une force politique<br />
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À 20 ans, Basile démontre que l’engagement n’attend pas le nombre des années. Au contraire, l’histoire nous montre que les luttes sociales, politiques et révolutionnaires ont toujours été portées par les jeunes.<br />
Ce qu’il pointe avec justesse, c’est le caractère problématique de la surprise constante face à l’engagement des jeunes. Comme si se mobiliser était une anomalie. Comme si la jeunesse devait être apolitique, passive ou distraite.<br />
<br />
Nous partageons ce constat : l’engagement des jeunes doit être normalisé, encouragé, transmis. S’engager ne signifie pas tout sacrifier. Cela peut passer par l’associatif, les réseaux sociaux, le terrain, le politique. L’essentiel reste de prendre position.<br />
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Réseaux sociaux : informer oui, agir surtout<br />
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Partager ne suffit pas!<br />
Relayer une vidéo, poster un hashtag, c’est une étape. Pas une finalité. L’activisme ne peut pas se limiter à l’écran. L’effet de groupe, la présence physique, la rencontre, la mobilisation collective restent irremplaçables.<br />
Notre message est clair : les réseaux peuvent ouvrir la porte, mais le réel est le lieu où les choses bougent.<br />
<br />
Nous ne rejetons pas les réseaux. Ils sont aujourd’hui des outils puissants, parfois plus rapides et plus honnêtes que certains médias traditionnels. C’est grâce à eux que des images circulent, que des vérités émergent, que des récits ignorés trouvent une audience.<br />
<br />
S’engager concrètement : oser faire le premier pas<br />
<br />
À celles et ceux qui se demandent comment agir, nous retenons une idée centrale de l’échange : oser. Oser aller vers les autres. Oser s’informer. Oser rejoindre une association. Oser poser des questions. Oser approcher celles et ceux qui semblent “trop importants” ou “trop loin”.<br />
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La peur de l’illégitimité est un frein majeur à l’engagement. Pourtant, comme Basile le rappelle, nous sommes souvent à quelques personnes seulement de celles et ceux qui peuvent faire avancer les choses.<br />
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Diasporas et solidarités : informer avant tout<br />
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La diaspora soudanaise en France, bien que récente et peu visible, joue un rôle essentiel : entraide, envois d’argent, mobilisation associative, soutien aux populations sur place.<br />
<br />
Mais avant toute chose, il y a une urgence : faire savoir.<br />
Informer est la condition première de toute solidarité. Si les gens ne savent pas ce qui se passe, comment pourraient-ils aider ? Pour nous comme pour Basile, rendre visible cette réalité est déjà une victoire politique.<br />
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Partie 2 : Briser le silence<br />
Dans cette deuxième partie de l’émission, nous avons choisi de faire ce que les médias dominants font trop rarement : laisser du temps, de l’espace et de la complexité à une parole directement concernée. Celle de Souleymane, membre actif de la Maison des Soudanais à Bordeaux, expatrié soudanais arrivé en France en 2019, engagé au quotidien auprès de sa communauté.<br />
<br />
Ce témoignage dépasse largement le cadre d’une interview associative. Il agit comme un contre-récit : une mis…]]></content:encoded>
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		<itunes:title>Emission 2 - Imaginer pour le futur &amp;amp; Agir MAINTENANT</itunes:title>
		<itunes:author>Au coeur de l&amp;#039;Empire</itunes:author>
		<itunes:subtitle>« L’impression d’être en pleine 3e guerre mondiale »    Nous parlons depuis un monde saturé d’informations, fatigué politiquement, parfois à bout de souffle. Mais malgré ce vertige, nous faisons un choix clair : ne pas nous taire. Même quand la tête …</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[Partie 1 : « L’impression d’être en pleine 3e guerre mondiale »
Mettre en lumière une crise humanitaire invisibilisées

Le coeur de cette première partie repose sur une rencontre avec Basile Mohamed, 20 ans, étudiant en histoire, activiste franco-soudanais. À travers son témoignage, nous sommes confrontés à une réalité trop souvent absente du débat public : la situation au Soudan constitue aujourd’hui l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, et pourtant l’une des plus invisibilisées.
Basile ne parle pas depuis une position extérieure. Il parle depuis son vécu, depuis la diaspora, depuis l’impossibilité de rentrer dans son pays, depuis la douleur de voir des civils subir des violences inhumaines dans l’indifférence générale. Son combat est limpide : informer pour exister, informer pour briser le silence, informer pour que cette crise ne reste pas reléguée aux marges de l’actualité.

Être jeune n’est pas un frein, c’est une force politique

À 20 ans, Basile démontre que l’engagement n’attend pas le nombre des années. Au contraire, l’histoire nous montre que les luttes sociales, politiques et révolutionnaires ont toujours été portées par les jeunes.
Ce qu’il pointe avec justesse, c’est le caractère problématique de la surprise constante face à l’engagement des jeunes. Comme si se mobiliser était une anomalie. Comme si la jeunesse devait être apolitique, passive ou distraite.

Nous partageons ce constat : l’engagement des jeunes doit être normalisé, encouragé, transmis. S’engager ne signifie pas tout sacrifier. Cela peut passer par l’associatif, les réseaux sociaux, le terrain, le politique. L’essentiel reste de prendre position.

Réseaux sociaux : informer oui, agir surtout

Partager ne suffit pas!
Relayer une vidéo, poster un hashtag, c’est une étape. Pas une finalité. L’activisme ne peut pas se limiter à l’écran. L’effet de groupe, la présence physique, la rencontre, la mobilisation collective restent irremplaçables.
Notre message est clair : les réseaux peuvent ouvrir la porte, mais le réel est le lieu où les choses bougent.

Nous ne rejetons pas les réseaux. Ils sont aujourd’hui des outils puissants, parfois plus rapides et plus honnêtes que certains médias traditionnels. C’est grâce à eux que des images circulent, que des vérités émergent, que des récits ignorés trouvent une audience.

S’engager concrètement : oser faire le premier pas

À celles et ceux qui se demandent comment agir, nous retenons une idée centrale de l’échange : oser. Oser aller vers les autres. Oser s’informer. Oser rejoindre une association. Oser poser des questions. Oser approcher celles et ceux qui semblent “trop importants” ou “trop loin”.

La peur de l’illégitimité est un frein majeur à l’engagement. Pourtant, comme Basile le rappelle, nous sommes souvent à quelques personnes seulement de celles et ceux qui peuvent faire avancer les choses.

Diasporas et solidarités : informer avant tout

La diaspora soudanaise en France, bien que récente et peu visible, joue un rôle essentiel : entraide, envois d’argent, mobilisation associative, soutien aux populations sur place.

Mais avant toute chose, il y a une urgence : faire savoir.
Informer est la condition première de toute solidarité. Si les gens ne savent pas ce qui se passe, comment pourraient-ils aider ? Pour nous comme pour Basile, rendre visible cette réalité est déjà une victoire politique.

Partie 2 : Briser le silence
Dans cette deuxième partie de l’émission, nous avons choisi de faire ce que les médias dominants font trop rarement : laisser du temps, de l’espace et de la complexité à une parole directement concernée. Celle de Souleymane, membre actif de la Maison des Soudanais à Bordeaux, expatrié soudanais arrivé en France en 2019, engagé au quotidien auprès de sa communauté.

Ce témoignage dépasse largement le cadre d’une interview associative. Il agit comme un contre-récit : une mis…]]></itunes:summary>
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	</item>
	<item>
		<title>Emission 3  - Récits, mémoire et solidarité – 09.02.2026</title>
		<link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/au-coeur-de-lempire/emission-3-recits-memoire-et-solidarite-09.02.2026/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
		<description><![CDATA[Photo article: Anacaona, reine Taïno ayant combattu les côlons espagnols (territoire Haïti actuel)- par Ulrick Jean-Pierre via Spencer Museum of Art

Partie 1 – Quand parole intime et histoire collective se rencontrent
Nous avons commencé l’émission dans un cercle de confiance, avec chaleur, curiosité et sincérité. Nous avons pris le temps de partager notre état d’esprit : fatigue, excitation, stress, mélanges d’émotions qui nous sont familiers dans tout projet collectif. Dès ces premières minutes, une atmosphère d’attention et d’ouverture s’est installée. Puis l’un de nous a évoqué la rencontre avec un mystérieux groupe « secret » de personnes puissantes. Cette anecdote a ouvert la voie à la narration et à la réflexion, suspendant notre attention à ce fil d’histoire.

Une parole poétique pour dire l’identité

Le premier moment artistique nous a été offert par Nolan Emmanuel, dit « Nono ». Né à Port-au-Prince et grandi à Bordeaux, il nous a livré un texte autobiographique qui explorait sa double identité. Nous avons découvert un récit façonné par des absences et des présences : l’absence de son père biologique, la présence forte de sa mère biologique et de sa mère adoptive. Ses mots nous ont fait sentir comment une identité peut se construire dans les silences autant que dans la parole.

Nous avons été transportés par ses souvenirs sensoriels : la nourriture de rue dans le quartier Saint-Michel, les ballons rebondissant près de la basilique, les explorations d’églises vécues comme des quêtes spirituelles. Cette enfance nous est apparue heureuse mais déjà marquée par la conscience  d’un héritage historique et culturel plus vaste que lui.

Le choc de l’histoire

Notre immersion a basculé au Musée d’Aquitaine, face aux représentations de la traite négrière : chaînes, navires, silhouettes entravées. Nous avons ressenti, avec lui, cette peur corporelle qui transforme l’histoire abstraite en expérience physique. Et pourtant, cette confrontation douloureuse a ouvert un espace de fierté, notamment en découvrant la date du 1er janvier 1804, l’indépendance d’Haïti. Nous avons compris ensemble que le passé peut devenir une force, une source de courage et d’affirmation identitaire.

Nous avons suivi Nono dans sa quête de culture et de savoir : les récits et contes de Mimi Barthélémy, les figures mythologiques haïtiennes comme Timalice et Bouki. La littérature et l’histoire sont apparues comme des ponts entre la mémoire individuelle et collective, permettant de sentir et d’habiter pleinement une culture, même  lorsqu’elle se complexifie avec l’expérience migratoire.

Le corps comme mémoire

L’expérience corporelle de Nono a été un autre vecteur d’apprentissage. À treize ans, une opération cardiaque a laissé une cicatrice, transformée dans le poème en symbole : blessure physique, vulnérabilité et mémoire vivante des épreuves traversées. Nous avons constaté que le corps peut devenir archive et lieu de réminiscence historique et émotionnelle.
Au fil du temps, Nono a relié son histoire personnelle à l’histoire politique : son rapport à la France, sa critique des représentations médiatiques d’Haïti, son désir de dépasser les clichés et de réconcilier ses identités. Apprendre la langue, retrouver la cuisine, explorer la spiritualité et la culture, autant de gestes pour faire coexister Nolan et Emmanuel en une seule voix.

Haïti, mémoire vive des luttes

Nous avons ensuite élargi la focale à l’histoire d’Haïti avec Marie. Elle nous a rappelé l’existence des Taïnos, peuple autochtone décimé après l’arrivée de Christophe Colomb, et nous a invité à remettre en question l’expression « découverte de l’Amérique ». Nous avons revécu la figure de Anacaona, reine taïno résistante, puis la colonisation française et l’exploitation violente des esclaves africains.

Le récit de la révolution haïtienne nous a fait traverser :

• la révolte d’esclaves en 1791,

•…]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[Photo article: Anacaona, reine Taïno ayant combattu les côlons espagnols (territoire Haïti actuel)- par Ulrick Jean-Pierre via Spencer Museum of Art<br />
<br />
Partie 1 – Quand parole intime et histoire collective se rencontrent<br />
Nous avons commencé l’émission dans un cercle de confiance, avec chaleur, curiosité et sincérité. Nous avons pris le temps de partager notre état d’esprit : fatigue, excitation, stress, mélanges d’émotions qui nous sont familiers dans tout projet collectif. Dès ces premières minutes, une atmosphère d’attention et d’ouverture s’est installée. Puis l’un de nous a évoqué la rencontre avec un mystérieux groupe « secret » de personnes puissantes. Cette anecdote a ouvert la voie à la narration et à la réflexion, suspendant notre attention à ce fil d’histoire.<br />
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Une parole poétique pour dire l’identité<br />
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Le premier moment artistique nous a été offert par Nolan Emmanuel, dit « Nono ». Né à Port-au-Prince et grandi à Bordeaux, il nous a livré un texte autobiographique qui explorait sa double identité. Nous avons découvert un récit façonné par des absences et des présences : l’absence de son père biologique, la présence forte de sa mère biologique et de sa mère adoptive. Ses mots nous ont fait sentir comment une identité peut se construire dans les silences autant que dans la parole.<br />
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Nous avons été transportés par ses souvenirs sensoriels : la nourriture de rue dans le quartier Saint-Michel, les ballons rebondissant près de la basilique, les explorations d’églises vécues comme des quêtes spirituelles. Cette enfance nous est apparue heureuse mais déjà marquée par la conscience  d’un héritage historique et culturel plus vaste que lui.<br />
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Le choc de l’histoire<br />
<br />
Notre immersion a basculé au Musée d’Aquitaine, face aux représentations de la traite négrière : chaînes, navires, silhouettes entravées. Nous avons ressenti, avec lui, cette peur corporelle qui transforme l’histoire abstraite en expérience physique. Et pourtant, cette confrontation douloureuse a ouvert un espace de fierté, notamment en découvrant la date du 1er janvier 1804, l’indépendance d’Haïti. Nous avons compris ensemble que le passé peut devenir une force, une source de courage et d’affirmation identitaire.<br />
<br />
Nous avons suivi Nono dans sa quête de culture et de savoir : les récits et contes de Mimi Barthélémy, les figures mythologiques haïtiennes comme Timalice et Bouki. La littérature et l’histoire sont apparues comme des ponts entre la mémoire individuelle et collective, permettant de sentir et d’habiter pleinement une culture, même  lorsqu’elle se complexifie avec l’expérience migratoire.<br />
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Le corps comme mémoire<br />
<br />
L’expérience corporelle de Nono a été un autre vecteur d’apprentissage. À treize ans, une opération cardiaque a laissé une cicatrice, transformée dans le poème en symbole : blessure physique, vulnérabilité et mémoire vivante des épreuves traversées. Nous avons constaté que le corps peut devenir archive et lieu de réminiscence historique et émotionnelle.<br />
Au fil du temps, Nono a relié son histoire personnelle à l’histoire politique : son rapport à la France, sa critique des représentations médiatiques d’Haïti, son désir de dépasser les clichés et de réconcilier ses identités. Apprendre la langue, retrouver la cuisine, explorer la spiritualité et la culture, autant de gestes pour faire coexister Nolan et Emmanuel en une seule voix.<br />
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Haïti, mémoire vive des luttes<br />
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Nous avons ensuite élargi la focale à l’histoire d’Haïti avec Marie. Elle nous a rappelé l’existence des Taïnos, peuple autochtone décimé après l’arrivée de Christophe Colomb, et nous a invité à remettre en question l’expression « découverte de l’Amérique ». Nous avons revécu la figure de Anacaona, reine taïno résistante, puis la colonisation française et l’exploitation violente des esclaves africains.<br />
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Le récit de la révolution haïtienne nous a fait traverser :<br />
<br />
• la révolte d’esclaves en 1791,<br />
<br />
•…]]></content:encoded>
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		<itunes:title>Emission 3  - Récits, mémoire et solidarité – 09.02.2026</itunes:title>
		<itunes:author>Au coeur de l&amp;#039;Empire</itunes:author>
		<itunes:subtitle>Le 9 février 2026, nous avons vécu une émission « Au coeur de l’Empire » qui nous a entraînés dans un voyage à la fois intime, historique et collectif. Nous avons traversé des récits personnels, des témoignages de migration, des réflexions politiques…</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[Photo article: Anacaona, reine Taïno ayant combattu les côlons espagnols (territoire Haïti actuel)- par Ulrick Jean-Pierre via Spencer Museum of Art

Partie 1 – Quand parole intime et histoire collective se rencontrent
Nous avons commencé l’émission dans un cercle de confiance, avec chaleur, curiosité et sincérité. Nous avons pris le temps de partager notre état d’esprit : fatigue, excitation, stress, mélanges d’émotions qui nous sont familiers dans tout projet collectif. Dès ces premières minutes, une atmosphère d’attention et d’ouverture s’est installée. Puis l’un de nous a évoqué la rencontre avec un mystérieux groupe « secret » de personnes puissantes. Cette anecdote a ouvert la voie à la narration et à la réflexion, suspendant notre attention à ce fil d’histoire.

Une parole poétique pour dire l’identité

Le premier moment artistique nous a été offert par Nolan Emmanuel, dit « Nono ». Né à Port-au-Prince et grandi à Bordeaux, il nous a livré un texte autobiographique qui explorait sa double identité. Nous avons découvert un récit façonné par des absences et des présences : l’absence de son père biologique, la présence forte de sa mère biologique et de sa mère adoptive. Ses mots nous ont fait sentir comment une identité peut se construire dans les silences autant que dans la parole.

Nous avons été transportés par ses souvenirs sensoriels : la nourriture de rue dans le quartier Saint-Michel, les ballons rebondissant près de la basilique, les explorations d’églises vécues comme des quêtes spirituelles. Cette enfance nous est apparue heureuse mais déjà marquée par la conscience  d’un héritage historique et culturel plus vaste que lui.

Le choc de l’histoire

Notre immersion a basculé au Musée d’Aquitaine, face aux représentations de la traite négrière : chaînes, navires, silhouettes entravées. Nous avons ressenti, avec lui, cette peur corporelle qui transforme l’histoire abstraite en expérience physique. Et pourtant, cette confrontation douloureuse a ouvert un espace de fierté, notamment en découvrant la date du 1er janvier 1804, l’indépendance d’Haïti. Nous avons compris ensemble que le passé peut devenir une force, une source de courage et d’affirmation identitaire.

Nous avons suivi Nono dans sa quête de culture et de savoir : les récits et contes de Mimi Barthélémy, les figures mythologiques haïtiennes comme Timalice et Bouki. La littérature et l’histoire sont apparues comme des ponts entre la mémoire individuelle et collective, permettant de sentir et d’habiter pleinement une culture, même  lorsqu’elle se complexifie avec l’expérience migratoire.

Le corps comme mémoire

L’expérience corporelle de Nono a été un autre vecteur d’apprentissage. À treize ans, une opération cardiaque a laissé une cicatrice, transformée dans le poème en symbole : blessure physique, vulnérabilité et mémoire vivante des épreuves traversées. Nous avons constaté que le corps peut devenir archive et lieu de réminiscence historique et émotionnelle.
Au fil du temps, Nono a relié son histoire personnelle à l’histoire politique : son rapport à la France, sa critique des représentations médiatiques d’Haïti, son désir de dépasser les clichés et de réconcilier ses identités. Apprendre la langue, retrouver la cuisine, explorer la spiritualité et la culture, autant de gestes pour faire coexister Nolan et Emmanuel en une seule voix.

Haïti, mémoire vive des luttes

Nous avons ensuite élargi la focale à l’histoire d’Haïti avec Marie. Elle nous a rappelé l’existence des Taïnos, peuple autochtone décimé après l’arrivée de Christophe Colomb, et nous a invité à remettre en question l’expression « découverte de l’Amérique ». Nous avons revécu la figure de Anacaona, reine taïno résistante, puis la colonisation française et l’exploitation violente des esclaves africains.

Le récit de la révolution haïtienne nous a fait traverser :

• la révolte d’esclaves en 1791,

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	<item>
		<title>Emission 1 - Créer des espaces et explorer nos imaginaires</title>
		<link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/au-coeur-de-lempire/emission-1-creer-des-espaces-et-explorer-nos-imaginaires/</link>
		<guid isPermaLink="false">24060</guid>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
		<description><![CDATA[Segment 1 : Revenir sur l’histoire et la solidarité
Pour cette première émission, nous avons voulu donner la parole à Junior Kitambala., originaire de la RDC, qui a longuement exercé le métier de journaliste. Il est arrivé en Belgique en 2021 pour suivre un master en journalisme. Lors d'une interview improvisée dans un café associatif à Bordeaux, il a commencé par nous parler de son rapport à la Belgique, son pays d’adoption, et à son pays de naissance. Junior nous rappelle que les espaces de parole sont souvent réquisitionnés par les puissants, et que ce type d'espace (notre émission) a tout à fait sa place.
En revenant à la question, le portrait que dresse Junior évoque une forme d’asymétrie entre ces deux pays. D'un côté il a appris très tôt l’histoire de la Belgique, de l’autre, le Congo est à peine évoqué : à l'école, il nous est enseignée l’histoire de nos colons sans jamais réellement parler de leur histoire coloniale. Beaucoup, en Belgique ou en France, gardent en mémoire une forme de nostalgie de la colonisation dans le sens où les ex-colonisés n’ont pas droit à une véritable émancipation.

Qu’est-ce qui a animé son engagement de journaliste ?
Les récits de la colonisation sont souvent racontés par des personnes qui n’ont jamais vécu cette réalité, parfois par des pseudo-experts. Ces individus, après quelques voyages, s'érigent en connaisseurs de ces peuples, ce qui donne lieu à des récits vides de sens et d'authenticité. Sa motivation pour faire du journalisme a été de pouvoir restituer l’authenticité de ces récits. Outre les images que nous avons de guerres et de misères, Junior souhaite montrer autre chose : la créativité, la joie et la grandeur de ces peuples.

Comment pourrait-on se défaire de ce rapport asymétrique ?
Il faudrait reconnecter la lutte décoloniale avec ce que vivent les personnes, sans faire l’apologie du communautarisme. Il faut plus d’authenticité et créer des espaces où les personnes peuvent exprimer leur vécu en toute liberté et sans oppression. Dans cette « lutte », nous avons besoin d’alliés, et il est essentiel que les personnes concernées se placent au-devant de la scène.

Quels sont les espaces qui peuvent faire exister ces récits ?
Notre combat devrait être orienté vers la recherche de ces espaces, car les espaces actuels sont contrôlés et formatés selon une grille bien définie. Ainsi, c’est à nous de créer de nouveaux espaces adaptés à notre vécu. Nous sommes dans un moment charnière, où nous devons mutualiser nos efforts sans nous limiter. Il faut transcender les villes et les régions et parler à tout le monde. Il faut repenser les espaces libres, car aujourd’hui, nous avons trop facilement recours à la violence (violence policière) pour encadrer les activités militantes. Nous devons alors envisager d’autres espaces non contraignants dans les villes et les régions et réfléchir de façon globale.
Dans la lutte, il nous faut être positif ; elle doit être nourrie par l'optimisme et son résultat ne se récolte pas dans l'immédiat. Aujourd’hui, nous ne luttons pas pour nous-mêmes, sinon nous pousserions les gens à la résignation, nous devons lutter pour celleux qui viendront après nous.

« Nous semons des graines pour des fruits que mangeront nos enfants »

Faut-il rêver ?
L’histoire de l’humanité est une histoire des idées. Les idées sont une boussole, car elles précèdent le concret. Récemment, Junior a cherché une autoévaluation de la lutte décoloniale à l’époque de la négritude. Il essaie de rapprocher la lutte décoloniale moderne avec des penseurs comme Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas. À l’époque, ces penseurs avaient formulé des idées claires qui ont conduit à l’indépendance en Afrique, grâce à une base théorique de l’imaginaire : ils ont mis en avant l’Homme Noir à travers la littérature. Aujourd’hui, malgré la démocratisation de l’information, les figures de proue se font rares.
Pour …]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[Segment 1 : Revenir sur l’histoire et la solidarité<br />
Pour cette première émission, nous avons voulu donner la parole à Junior Kitambala., originaire de la RDC, qui a longuement exercé le métier de journaliste. Il est arrivé en Belgique en 2021 pour suivre un master en journalisme. Lors d&apos;une interview improvisée dans un café associatif à Bordeaux, il a commencé par nous parler de son rapport à la Belgique, son pays d’adoption, et à son pays de naissance. Junior nous rappelle que les espaces de parole sont souvent réquisitionnés par les puissants, et que ce type d&apos;espace (notre émission) a tout à fait sa place.<br />
En revenant à la question, le portrait que dresse Junior évoque une forme d’asymétrie entre ces deux pays. D&apos;un côté il a appris très tôt l’histoire de la Belgique, de l’autre, le Congo est à peine évoqué : à l&apos;école, il nous est enseignée l’histoire de nos colons sans jamais réellement parler de leur histoire coloniale. Beaucoup, en Belgique ou en France, gardent en mémoire une forme de nostalgie de la colonisation dans le sens où les ex-colonisés n’ont pas droit à une véritable émancipation.<br />
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Qu’est-ce qui a animé son engagement de journaliste ?<br />
Les récits de la colonisation sont souvent racontés par des personnes qui n’ont jamais vécu cette réalité, parfois par des pseudo-experts. Ces individus, après quelques voyages, s&apos;érigent en connaisseurs de ces peuples, ce qui donne lieu à des récits vides de sens et d&apos;authenticité. Sa motivation pour faire du journalisme a été de pouvoir restituer l’authenticité de ces récits. Outre les images que nous avons de guerres et de misères, Junior souhaite montrer autre chose : la créativité, la joie et la grandeur de ces peuples.<br />
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Comment pourrait-on se défaire de ce rapport asymétrique ?<br />
Il faudrait reconnecter la lutte décoloniale avec ce que vivent les personnes, sans faire l’apologie du communautarisme. Il faut plus d’authenticité et créer des espaces où les personnes peuvent exprimer leur vécu en toute liberté et sans oppression. Dans cette « lutte », nous avons besoin d’alliés, et il est essentiel que les personnes concernées se placent au-devant de la scène.<br />
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Quels sont les espaces qui peuvent faire exister ces récits ?<br />
Notre combat devrait être orienté vers la recherche de ces espaces, car les espaces actuels sont contrôlés et formatés selon une grille bien définie. Ainsi, c’est à nous de créer de nouveaux espaces adaptés à notre vécu. Nous sommes dans un moment charnière, où nous devons mutualiser nos efforts sans nous limiter. Il faut transcender les villes et les régions et parler à tout le monde. Il faut repenser les espaces libres, car aujourd’hui, nous avons trop facilement recours à la violence (violence policière) pour encadrer les activités militantes. Nous devons alors envisager d’autres espaces non contraignants dans les villes et les régions et réfléchir de façon globale.<br />
Dans la lutte, il nous faut être positif ; elle doit être nourrie par l&apos;optimisme et son résultat ne se récolte pas dans l&apos;immédiat. Aujourd’hui, nous ne luttons pas pour nous-mêmes, sinon nous pousserions les gens à la résignation, nous devons lutter pour celleux qui viendront après nous.<br />
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« Nous semons des graines pour des fruits que mangeront nos enfants »<br />
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Faut-il rêver ?<br />
L’histoire de l’humanité est une histoire des idées. Les idées sont une boussole, car elles précèdent le concret. Récemment, Junior a cherché une autoévaluation de la lutte décoloniale à l’époque de la négritude. Il essaie de rapprocher la lutte décoloniale moderne avec des penseurs comme Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas. À l’époque, ces penseurs avaient formulé des idées claires qui ont conduit à l’indépendance en Afrique, grâce à une base théorique de l’imaginaire : ils ont mis en avant l’Homme Noir à travers la littérature. Aujourd’hui, malgré la démocratisation de l’information, les figures de proue se font rares.<br />
Pour …]]></content:encoded>
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		<itunes:title>Emission 1 - Créer des espaces et explorer nos imaginaires</itunes:title>
		<itunes:author>Au coeur de l&amp;#039;Empire</itunes:author>
		<itunes:subtitle>Bienvenue au coeur de l&apos;Empire, avec des rescapé-es, acteur-ices et premières lignes dans l&apos;Empire!  Pour notre première émission se fût dense et riche avec les voix de Junior et Ziad qui nous ont parlé d&apos;art, de joie, d&apos;espoir et de lutte pour nos f…</itunes:subtitle>
		<itunes:summary><![CDATA[Segment 1 : Revenir sur l’histoire et la solidarité
Pour cette première émission, nous avons voulu donner la parole à Junior Kitambala., originaire de la RDC, qui a longuement exercé le métier de journaliste. Il est arrivé en Belgique en 2021 pour suivre un master en journalisme. Lors d'une interview improvisée dans un café associatif à Bordeaux, il a commencé par nous parler de son rapport à la Belgique, son pays d’adoption, et à son pays de naissance. Junior nous rappelle que les espaces de parole sont souvent réquisitionnés par les puissants, et que ce type d'espace (notre émission) a tout à fait sa place.
En revenant à la question, le portrait que dresse Junior évoque une forme d’asymétrie entre ces deux pays. D'un côté il a appris très tôt l’histoire de la Belgique, de l’autre, le Congo est à peine évoqué : à l'école, il nous est enseignée l’histoire de nos colons sans jamais réellement parler de leur histoire coloniale. Beaucoup, en Belgique ou en France, gardent en mémoire une forme de nostalgie de la colonisation dans le sens où les ex-colonisés n’ont pas droit à une véritable émancipation.

Qu’est-ce qui a animé son engagement de journaliste ?
Les récits de la colonisation sont souvent racontés par des personnes qui n’ont jamais vécu cette réalité, parfois par des pseudo-experts. Ces individus, après quelques voyages, s'érigent en connaisseurs de ces peuples, ce qui donne lieu à des récits vides de sens et d'authenticité. Sa motivation pour faire du journalisme a été de pouvoir restituer l’authenticité de ces récits. Outre les images que nous avons de guerres et de misères, Junior souhaite montrer autre chose : la créativité, la joie et la grandeur de ces peuples.

Comment pourrait-on se défaire de ce rapport asymétrique ?
Il faudrait reconnecter la lutte décoloniale avec ce que vivent les personnes, sans faire l’apologie du communautarisme. Il faut plus d’authenticité et créer des espaces où les personnes peuvent exprimer leur vécu en toute liberté et sans oppression. Dans cette « lutte », nous avons besoin d’alliés, et il est essentiel que les personnes concernées se placent au-devant de la scène.

Quels sont les espaces qui peuvent faire exister ces récits ?
Notre combat devrait être orienté vers la recherche de ces espaces, car les espaces actuels sont contrôlés et formatés selon une grille bien définie. Ainsi, c’est à nous de créer de nouveaux espaces adaptés à notre vécu. Nous sommes dans un moment charnière, où nous devons mutualiser nos efforts sans nous limiter. Il faut transcender les villes et les régions et parler à tout le monde. Il faut repenser les espaces libres, car aujourd’hui, nous avons trop facilement recours à la violence (violence policière) pour encadrer les activités militantes. Nous devons alors envisager d’autres espaces non contraignants dans les villes et les régions et réfléchir de façon globale.
Dans la lutte, il nous faut être positif ; elle doit être nourrie par l'optimisme et son résultat ne se récolte pas dans l'immédiat. Aujourd’hui, nous ne luttons pas pour nous-mêmes, sinon nous pousserions les gens à la résignation, nous devons lutter pour celleux qui viendront après nous.

« Nous semons des graines pour des fruits que mangeront nos enfants »

Faut-il rêver ?
L’histoire de l’humanité est une histoire des idées. Les idées sont une boussole, car elles précèdent le concret. Récemment, Junior a cherché une autoévaluation de la lutte décoloniale à l’époque de la négritude. Il essaie de rapprocher la lutte décoloniale moderne avec des penseurs comme Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas. À l’époque, ces penseurs avaient formulé des idées claires qui ont conduit à l’indépendance en Afrique, grâce à une base théorique de l’imaginaire : ils ont mis en avant l’Homme Noir à travers la littérature. Aujourd’hui, malgré la démocratisation de l’information, les figures de proue se font rares.
Pour …]]></itunes:summary>
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