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    <title>Les Clés des Savoirs</title>
    <link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/les-cles-des-savoirs</link>
    <description>3e, 4e et 5e lundi du mois à 20h

Les clés des savoirs, c'est l'émission qui vous fait entendre des conférences, rencontres ou débats enregistrées à Bordeaux et ses alentours. On y retrouve des militantes, militants, auteurs, autrices ou universitaires, qui nous interpellent et nous font réfléchir.

Émission produite avec la Librairie du Muguet.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>2024 - La Clé des Ondes</copyright>
    <lastBuildDate>Tue Jun 16 2026 17:23:31 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</lastBuildDate>
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      <title>Les Clés des Savoirs</title>
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Les clés des savoirs, c'est l'émission qui vous fait entendre des conférences, rencontres ou débats enregistrées à Bordeaux et ses alentours. On y retrouve des militantes, militants, auteurs, autrices ou universitaires, qui nous interpellent et nous font réfléchir.

Émission produite avec la Librairie du Muguet.</itunes:summary>
    <item>
      <title>Entrer en pédagogie antiraciste, avec la commission antiraciste de Sud Education 93</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Jun 15 2026 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Les clés des savoirs : Marie Cosnay, Mehdi Ouraoui et Neige Sinno</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Le 31 janvier 2026, la Maison basque de Bordeaux en partenariat avec la Machine à Lire réunissait
les auteur.ices Neige Sinno, Mehdi Ouraoui et Marie Cosnay pour une rencontre discussion autour d’une
thématique qui parcourt leur œuvre littéraire : les fantômes du passé.
On se souvient de Triste Tigre paru en 2023 et dans lequel Neige Sinno racontait son enfance
dévastée par les viols répétés de son beau-père durant sept années. Dans son nouveau livre, La Realidad,
elle revient dans un récit hybride sur ses années au Mexique et ses expériences au Chiapas, où elle a vécu
pendant 20 ans. Le livre commence au début des années 2000 avec un premier voyage de la narratrice,

Netsha, et son amie espagnole Maga vers le village de La Realidad, dans l'espoir de rencontrer le sous-
commandant Marcos, figure emblématique de la lutte zappatiste.

« C'est un endroit où j'ai essayé d'aller, avec mon amie Maga, sans y parvenir. Je m'en suis approchée, ou
j'ai cru m'en approcher. Aujourd'hui encore, tant d'années après ce voyage, je ne saurais dire exactement
ce que j'ai vu. J'ai la sensation, une sensation étrange car je ne saurais l'expliquer totalement, qu'il
s'agissait de quelque chose d'important. Quelque chose qui pourrait éclairer non seulement mon existence
mais aussi ma compréhension du monde, une clef que je tiens dans la paume de ma main et qui pourtant
n'ouvre aucune porte ».
De son côté Marie Cosnay aborde dans la trilogie Des iles les parcours migratoires réels et
racontés par des exilé.e.s qu’elle a aidés pour leurs démarches administratives. Ces témoignages oraux
sont devenus la matière de son récit qui aborde les conséquences générées par les politiques migratoires
européennes sur les vies humaines d’hommes et de femmes en exil.
« Comment meurt-on ? En faisant beaucoup d’histoires. La vie des morts est un récit sans fin. Les vivants
ne font pas le poids, même quand ils font tout pour se faire remarquer. Le silence et l’invisibilité sont des
leurres. La mer d’Alborán, l’entre deux mers, selon son nom arabe, puisqu’outre qu’elle joint ce que les
temps ont voulu séparer à tout prix, lie aussi la Méditerranée et l’Atlantique, nous attendait. Ainsi que
l’archipel des Baléares. »
Enfin, Mehdi Ouraoui auteur de Mon Fantôme en 2023, a publié en janvier 2025 Romance
National. Ancienne plume politique à Libération, Mehdi Ouraoui y développe les tensions idéologiques et
politiques qui traversent notre société et interroge les fractures identitaires d’une époque en mutation. Ce
roman, qui raconte la relation amoureuse torride entre son personnage et une femme aux convictions
politiques radicalement opposées aux siennes questionne ce que signifie aimer, exister et résister dans un
pays où l'affrontement est devenu la règle. Il offre aussi une plongée inédite dans la violence du
militantisme politique, et saisit l'ascension irrésistible de l'extrême-droite en France dans un huis-clos
immersif et effarant.Rompant avec l'auto-fiction tout en l’ancrant profondément dans un réel parfois très
brutal, ce roman repose sur un jeu subtil entre fiction et réalité. Mehdi Ouraoui a également publié
dernièrement une traduction de George Orwell La politique et la langue (Grasset,

Cette rencontre a donc donné lieu à une passionnante discussion sur les rapports entre réalité et
fiction, sur la manière dont la littérature peut rendre compte du passé et en ressusciter les « fantômes »,
sur la façon dont la langue peut dire cela.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Feb 16 2026 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Le 31 janvier 2026, la Maison basque de Bordeaux en partenariat avec la Machine à Lire réunissait
les auteur.ices Neige Sinno, Mehdi Ouraoui et Marie Cosnay pour une rencontre discussion autour d’une
thématique qui parcourt leur œuvre littéraire : les fantômes du passé.
On se souvient de Triste Tigre paru en 2023 et dans lequel Neige Sinno racontait son enfance
dévastée par les viols répétés de son beau-père durant sept années. Dans son nouveau livre, La Realidad,
elle revient dans un récit hybride sur ses années au Mexique et ses expériences au Chiapas, où elle a vécu
pendant 20 ans. Le livre commence au début des années 2000 avec un premier voyage de la narratrice,

Netsha, et son amie espagnole Maga vers le village de La Realidad, dans l'espoir de rencontrer le sous-
commandant Marcos, figure emblématique de la lutte zappatiste.

« C'est un endroit où j'ai essayé d'aller, avec mon amie Maga, sans y parvenir. Je m'en suis approchée, ou
j'ai cru m'en approcher. Aujourd'hui encore, tant d'années après ce voyage, je ne saurais dire exactement
ce que j'ai vu. J'ai la sensation, une sensation étrange car je ne saurais l'expliquer totalement, qu'il
s'agissait de quelque chose d'important. Quelque chose qui pourrait éclairer non seulement mon existence
mais aussi ma compréhension du monde, une clef que je tiens dans la paume de ma main et qui pourtant
n'ouvre aucune porte ».
De son côté Marie Cosnay aborde dans la trilogie Des iles les parcours migratoires réels et
racontés par des exilé.e.s qu’elle a aidés pour leurs démarches administratives. Ces témoignages oraux
sont devenus la matière de son récit qui aborde les conséquences générées par les politiques migratoires
européennes sur les vies humaines d’hommes et de femmes en exil.
« Comment meurt-on ? En faisant beaucoup d’histoires. La vie des morts est un récit sans fin. Les vivants
ne font pas le poids, même quand ils font tout pour se faire remarquer. Le silence et l’invisibilité sont des
leurres. La mer d’Alborán, l’entre deux mers, selon son nom arabe, puisqu’outre qu’elle joint ce que les
temps ont voulu séparer à tout prix, lie aussi la Méditerranée et l’Atlantique, nous attendait. Ainsi que
l’archipel des Baléares. »
Enfin, Mehdi Ouraoui auteur de Mon Fantôme en 2023, a publié en janvier 2025 Romance
National. Ancienne plume politique à Libération, Mehdi Ouraoui y développe les tensions idéologiques et
politiques qui traversent notre société et interroge les fractures identitaires d’une époque en mutation. Ce
roman, qui raconte la relation amoureuse torride entre son personnage et une femme aux convictions
politiques radicalement opposées aux siennes questionne ce que signifie aimer, exister et résister dans un
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militantisme politique, et saisit l'ascension irrésistible de l'extrême-droite en France dans un huis-clos
immersif et effarant.Rompant avec l'auto-fiction tout en l’ancrant profondément dans un réel parfois très
brutal, ce roman repose sur un jeu subtil entre fiction et réalité. Mehdi Ouraoui a également publié
dernièrement une traduction de George Orwell La politique et la langue (Grasset,

Cette rencontre a donc donné lieu à une passionnante discussion sur les rapports entre réalité et
fiction, sur la manière dont la littérature peut rendre compte du passé et en ressusciter les « fantômes »,
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    <item>
      <title>La mauvaise cause : Denis Sieffert analyse la propagande israélienne en France</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>L’onde de choc de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a frappé une France inquiète, en proie à une crise démocratique après l’échec du mouvement contre la réforme des retraites. La montée de l’extrême droite et la «bollorisation» du paysage médiatique ont propagé l’islamophobie dans l’espace public, créant un terreau favorable au discours israélien. Mais la propagande a aussi été relayée par des intellectuels comme Gilles Kepel ou Eva Illouz, pour ne nommer qu’eux, qui ont profité de leur statut pour développer des stratégies de désinformation.

Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l’histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d’un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l’on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d’extrême droite.

Diffusion le lundi 27 Avril 2026 à 20h dans Les Clés des Savoirs.


Image de Une : Clément Buée.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Thu Apr 23 2026 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l’histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d’un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l’on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d’extrême droite.

Diffusion le lundi 27 Avril 2026 à 20h dans Les Clés des Savoirs.


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      <title>Les Clés des Savoirs du 16/02/2026</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Feb 16 2026 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Fantomes du passé</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <itunes:title>Fantomes du passé</itunes:title>
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      <title>Gouverner les exilés aux frontières</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
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      <pubDate>Mon Mar 23 2026 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Maudite soit la guerre</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
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      <pubDate>Mon Jan 26 2026 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title> Rencontre avec Z. Hernandez autour du livre : Fille de vous</title>
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      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Dec 22 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Cases Rebelles, une carte blanche panafrorévolutionnaire</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>« Écoutez le feu qui craque et nous avec… Oui, nous craquons à notre manière face aux oppressions et aux échecs politiques, mais nous brulons également de renaissance(s) collective(s)… Nous nous rêvons panafrorévolutionnaires : noires, désireuses de révolutions sans fronts prioritaires, soucieuses de tout, de tou.te.s ».

Cases Rebelles à 15 ans d’existence. Leur site documente une formidable activité, archivistique, mémorielle et avant tout militante : plus de cent podcasts !

« S’il faut un mot pour le dire, disons que nous étions - comme encore aujourd’hui - afroanarchistes. » (Michaëla Danje)

La librairie du Muguet les avait invitées en mars 2019 à présenter leur traduction de l’autobiographie d’Assata Shakur, militante du Black Panther Party et de la Black Libération Army.
En 2020, elles avaient fondé leur maison d’édition et en juin 2022, à l’invitation de Fack Ap, du Girofard, et de la librairie du Muguet, elles étaient venues présenter leurs deux premiers livres :  « Afrotrans », qui portait la parole de personnes trans noires de différentes générations vivant en France pour la grande majorité́,  et « Le feu qui craque - PanAfroRévolutionnaires », un beau recueil de textes, ou s’exprimaient les imaginaires politiques qui ont influencé la pensée de leur collectif. 

Autant dire le plaisir qu’ont eu les libraires du Muguet de les retrouver en octobre 2025, pour la 3ème édition de la Fllem.  
A l’occasion de cette « carte blanche » (elles ont amicalement charrié sur l’inconscien(ce) de cet intitulé !), Michaëla et Vanessa ont rendu hommage à deux figures importantes des luttes émancipatrices : la militante Assata Shakur, disparue le 25 septembre 2025, et la philosophe afro-américaine et féministe Joy James. 

Ecoutons-les encore et encore. 
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      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Nov 24 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Cases Rebelles à 15 ans d’existence. Leur site documente une formidable activité, archivistique, mémorielle et avant tout militante : plus de cent podcasts !

« S’il faut un mot pour le dire, disons que nous étions - comme encore aujourd’hui - afroanarchistes. » (Michaëla Danje)

La librairie du Muguet les avait invitées en mars 2019 à présenter leur traduction de l’autobiographie d’Assata Shakur, militante du Black Panther Party et de la Black Libération Army.
En 2020, elles avaient fondé leur maison d’édition et en juin 2022, à l’invitation de Fack Ap, du Girofard, et de la librairie du Muguet, elles étaient venues présenter leurs deux premiers livres :  « Afrotrans », qui portait la parole de personnes trans noires de différentes générations vivant en France pour la grande majorité́,  et « Le feu qui craque - PanAfroRévolutionnaires », un beau recueil de textes, ou s’exprimaient les imaginaires politiques qui ont influencé la pensée de leur collectif. 

Autant dire le plaisir qu’ont eu les libraires du Muguet de les retrouver en octobre 2025, pour la 3ème édition de la Fllem.  
A l’occasion de cette « carte blanche » (elles ont amicalement charrié sur l’inconscien(ce) de cet intitulé !), Michaëla et Vanessa ont rendu hommage à deux figures importantes des luttes émancipatrices : la militante Assata Shakur, disparue le 25 septembre 2025, et la philosophe afro-américaine et féministe Joy James. 

Ecoutons-les encore et encore. 
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    <item>
      <title>&quot;Apocalypse Nerds. Comment les techno-fascistes ont pris le pouvoir&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Depuis quelques années, les libraires du Muguet, sensibles à cette atmosphère rance, en Europe et au-delà, que nous sommes si nombreuses et nombreux à ressentir, s’efforcent de documenter les diverses recompositions du fascisme historique.
A l’occasion de la troisième édition de la FLLEM (la Fête du Livre libertaire et de l'édition militante) qui s'est tenue à l'Athénée Libertaire en octobre 2025, nous avons proposé à Nastasia Hadjadji de nous raconter le « monde idéal » que bâtissent - à l’usage exclusif de la fine fleur de l’élite technologique mondiale - les anciens nerds de la Silicon Valley, désormais milliardaires.

« Nos cauchemars ne sont encore que leurs rêves, mais ce monde est en germe ».

Leur influence s’est étendue jusqu’au cœur de la Maison-Blanche ou le fasciste Trump n’aurait pu entrer sans leur soutien politique, financier et médiatique.
Non, ces patrons de la « tech » ne sont pas des geeks - hippies et progressistes - non, ils ne défilèrent pas pacifiquement contre la guerre du Vietnam ! Ce sont des techno-fascistes, et avec eux quelque chose a basculé. 

« Le techno-fascisme ne souffre pas de son incohérence, il s’en nourrit ».

Pendant que nous nous demandons comment faire pour ne pas crever la gueule ouverte, victimes de leur extractivisme prédateur et débridé, de leurs data centers, etc.… cette bande de nerds de l’Apocalypse (Elon Musk, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Peter Thiel, Sam Altman, David Sacks), étourdie de rêves fascistes ou monarchiques, rêvant de vivre éternellement, s’offre des “utopies” bien réelles : des enclaves libertariennes privées, comme la colonie texane Starbase d’Elon Musk ou l’utopie techno-libertaire de Prospera, au Honduras. Bienvenue dans le Moyen-Âge du futur.
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      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Nov 17 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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A l’occasion de la troisième édition de la FLLEM (la Fête du Livre libertaire et de l'édition militante) qui s'est tenue à l'Athénée Libertaire en octobre 2025, nous avons proposé à Nastasia Hadjadji de nous raconter le « monde idéal » que bâtissent - à l’usage exclusif de la fine fleur de l’élite technologique mondiale - les anciens nerds de la Silicon Valley, désormais milliardaires.

« Nos cauchemars ne sont encore que leurs rêves, mais ce monde est en germe ».

Leur influence s’est étendue jusqu’au cœur de la Maison-Blanche ou le fasciste Trump n’aurait pu entrer sans leur soutien politique, financier et médiatique.
Non, ces patrons de la « tech » ne sont pas des geeks - hippies et progressistes - non, ils ne défilèrent pas pacifiquement contre la guerre du Vietnam ! Ce sont des techno-fascistes, et avec eux quelque chose a basculé. 

« Le techno-fascisme ne souffre pas de son incohérence, il s’en nourrit ».

Pendant que nous nous demandons comment faire pour ne pas crever la gueule ouverte, victimes de leur extractivisme prédateur et débridé, de leurs data centers, etc.… cette bande de nerds de l’Apocalypse (Elon Musk, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Peter Thiel, Sam Altman, David Sacks), étourdie de rêves fascistes ou monarchiques, rêvant de vivre éternellement, s’offre des “utopies” bien réelles : des enclaves libertariennes privées, comme la colonie texane Starbase d’Elon Musk ou l’utopie techno-libertaire de Prospera, au Honduras. Bienvenue dans le Moyen-Âge du futur.
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    <item>
      <title>Mathieu Rigouste, &quot;La guerre globale contre les peuples&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Voilà bientôt 20 ans que Mathieu Rigouste documente la globalisation sécuritaire, l’évolution des armées, des polices, des prisons et des frontières, mais aussi tout ce qui y résiste. La Librairie du Muguet suit son travail parce qu’il se place à la croisée de deux domaines indissociables :  la recherche critique dans le domaine des sciences sociales et la participation aux luttes sociales.

« J’enquête par en bas sur le système de domination contemporain, ses structures et son histoire. J’essaie de fabriquer des outils pour l’analyser et contre-attaquer. »

Son nouveau livre intitulé La guerre globale contre les peuples (Éditions La Fabrique, 2025) est une encyclopédie pour décrypter et analyser l’asservissement des mouvements sociaux par la machine sécuritaire. 
Le retour des soulèvements au XXI siècle justifie aujourd’hui le recours « préventif » à la guerre contre les peuples qui accélère une néo-fascisation sécuritaire développée dans les périphéries impériales puis redéployée dans les centres.

Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, ont formé le noyau dur d’une « internationale anti-subversive » dont les théoriciens, qui s’appuient sur des savoir-faire coloniaux prônent la guerre « dans la population civile ». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. 

« J’essaie de montrer comment la contre-insurrection est devenue un programme de gouvernement global dans l’âge sécuritaire de l’impérialisme. »

Mathieu Rigouste en appelle à la refondation d’un internationalisme, qui permette d’articuler les luttes de ceux qui dans les centres de l’ordre impérial se battent pour vivre pleinement et ceux qui - dans le Sud global -  se battent pour leur survie. Aucun pouvoir n’est tout-puissant et les empires s’épuisent avant les peuples. </description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Oct 27 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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« J’enquête par en bas sur le système de domination contemporain, ses structures et son histoire. J’essaie de fabriquer des outils pour l’analyser et contre-attaquer. »

Son nouveau livre intitulé La guerre globale contre les peuples (Éditions La Fabrique, 2025) est une encyclopédie pour décrypter et analyser l’asservissement des mouvements sociaux par la machine sécuritaire. 
Le retour des soulèvements au XXI siècle justifie aujourd’hui le recours « préventif » à la guerre contre les peuples qui accélère une néo-fascisation sécuritaire développée dans les périphéries impériales puis redéployée dans les centres.

Après 1945, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, bientôt rejoints par Israël, ont formé le noyau dur d’une « internationale anti-subversive » dont les théoriciens, qui s’appuient sur des savoir-faire coloniaux prônent la guerre « dans la population civile ». Les dictatures en Amérique du Sud, la Palestine, l’Irlande du Nord et les quartiers populaires des grandes villes occidentales deviennent ses terrains d’expérimentation privilégiés. 

« J’essaie de montrer comment la contre-insurrection est devenue un programme de gouvernement global dans l’âge sécuritaire de l’impérialisme. »

Mathieu Rigouste en appelle à la refondation d’un internationalisme, qui permette d’articuler les luttes de ceux qui dans les centres de l’ordre impérial se battent pour vivre pleinement et ceux qui - dans le Sud global -  se battent pour leur survie. Aucun pouvoir n’est tout-puissant et les empires s’épuisent avant les peuples. </itunes:summary>
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      <title>&quot;Maghreb noir&quot;, une histoire de luttes panafricaines</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Du 10 au 12 octobre 2025 s'est tenue la 3ème édition de la FLLEM, la Fête du Livre libertaire et de l'édition militante. Ce week-end festif organisé par la Librairie du Muguet a été l'occasion de découvrir les stands d'une dizaines de maisons d'édition, d'écouter des concerts, de jouer à des jeux de société et surtout d'assister à des rencontres avec des autrices et des auteurs. Le dimanche 12 octobre la salle de l'Athénée libertaire a accueilli Paraska Tolan-Szkilnik pour la présentation de son ouvrage Maghreb noir. Rabat, Alger et Tunis dans les luttes panafricaines publié aux éditions Rot-Bo-Krik.

Dans son ouvrage, Paraska Tolan-Szkilnik a raconté l’histoire d’une génération de militant.es artistes - noir.es et arabes vivant au Maghreb dans les années 1950, 1960 et 1970.

S’intéressant à l’avenir du monde après la colonisation, cette « génération Maghreb » tissa une idéologie panafricaine révolutionnaire et artistique faite de poésie, de films, d’écriture anti-néocoloniale et d’action politique directe contre l’autoritarisme des États nés des indépendances. 

Elle participa à des manifestations, envoya des armes aux mouvements de libération, organisa des rencontres secrètes entre militants, diffusa des œuvres interdites... C’était une époque ardente ou partout la jeunesse montait à l’assaut d’un vieux monde qui tremblait sur ses bases, en Palestine, en Afrique, en Amérique latine, en Asie !</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Mon Oct 20 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Dans son ouvrage, Paraska Tolan-Szkilnik a raconté l’histoire d’une génération de militant.es artistes - noir.es et arabes vivant au Maghreb dans les années 1950, 1960 et 1970.

S’intéressant à l’avenir du monde après la colonisation, cette « génération Maghreb » tissa une idéologie panafricaine révolutionnaire et artistique faite de poésie, de films, d’écriture anti-néocoloniale et d’action politique directe contre l’autoritarisme des États nés des indépendances. 

Elle participa à des manifestations, envoya des armes aux mouvements de libération, organisa des rencontres secrètes entre militants, diffusa des œuvres interdites... C’était une époque ardente ou partout la jeunesse montait à l’assaut d’un vieux monde qui tremblait sur ses bases, en Palestine, en Afrique, en Amérique latine, en Asie !</itunes:summary>
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      <title>Tout plaquer : est-ce vraiment une bonne idée ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Du 13 et 15 octobre 2023, la Librairie du Muguet se lançait dans la première édition de la Fête du Livre libertaire et de l’édition militante y compris toutes formes de bifurcation, sécession, désertion et de sortie du salariat...

Présentation du livre

En mai 2022 des étudiants d’AgroParisTech annoncent qu’ils désertent. Ils ne deviendront pas ingénieurs agronomes. En France ou le taux de démission est en hausse prononcée et continue depuis 2015, nous étions 12 millions à avoir écouté leur déclaration sur Internet. C’est le point de départ du petit livre d’Anne Humbert, une ingénieure qui n'a pas pour plan de carrière de déserter. L'autrice ne pense pas que ce soit un acte subversif parce qu’il repose sur un imaginaire néolibéral, individualiste et inégalitaire et que seules les personnes dotées d'un fort capital économique, social et culturel s'en sortiront.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Sep 29 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Présentation du livre

En mai 2022 des étudiants d’AgroParisTech annoncent qu’ils désertent. Ils ne deviendront pas ingénieurs agronomes. En France ou le taux de démission est en hausse prononcée et continue depuis 2015, nous étions 12 millions à avoir écouté leur déclaration sur Internet. C’est le point de départ du petit livre d’Anne Humbert, une ingénieure qui n'a pas pour plan de carrière de déserter. L'autrice ne pense pas que ce soit un acte subversif parce qu’il repose sur un imaginaire néolibéral, individualiste et inégalitaire et que seules les personnes dotées d'un fort capital économique, social et culturel s'en sortiront.</itunes:summary>
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    <item>
      <title>L'éco-terrorisme n'existe pas (Festival Imprimé 2025)</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Jun 23 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>L'éco-terrorisme n'existe pas (Festival Imprimé 2025)</itunes:title>
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      <itunes:author>Les Clés des Savoirs</itunes:author>
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    <item>
      <title>Margot Giacinti, &quot;Le commun des mortelles&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Les meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes, autrement dit les féminicides, ont une histoire trop longue. Plusieurs générations de féministes, depuis la fin du XIXe siècle, ont dénoncé à leur façon le caractère genré de ces phénomènes. C’est d’abord à elles que cet ouvrage rend hommage en retraçant leurs combats et leur pensée. C’est ensuite à l’expérience des victimes qu’il s’intéresse. Loin de subir passivement ces formes extrêmes de la domination masculine, celles-ci se sont souvent efforcées de dénoncer, de résister, d’agir contre leurs agresseurs. L’examen des archives (policières, judiciaires, médiatiques) met en lumière, de la Révolution française à aujourd’hui, des centres-villes aux campagnes, des classes bourgeoises aux classes laborieuses, des relations intimes aux meurtres crapuleux, les grands traits d’un fait social tristement structurel.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Jun 30 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Racisme dans les médias : qu'en pensent les principaux concernés ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Le racisme fait aujourd’hui partie intégrante du quotidien des médias, via les personnes invitées, qu’elles soient des politiques ou non. La peur du “grand remplacement”, démographique ou culturel est (trop) souvent au cœur des débats. Mais qu’en pensent les principaux concernés ? À quoi ressemble le quotidien d’une personne racisée dans une France où l’extrême droite bat des records ?

Avec Ulysse Rabaté (chercheur) ; Danièle Obono (Députée) ; Iris Ouedraogo (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s). Un discussion animée par Hugo Boursier (Politis).

Merci à la Revue Far Ouest](https://www.revue-farouest.fr/) et son [Festival Imprimé pour l'organisation de ce débat, son enregistrement, et de nous permettre de le diffuser.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Jun 16 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Avec Ulysse Rabaté (chercheur) ; Danièle Obono (Députée) ; Iris Ouedraogo (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s). Un discussion animée par Hugo Boursier (Politis).

Merci à la Revue Far Ouest](https://www.revue-farouest.fr/) et son [Festival Imprimé pour l'organisation de ce débat, son enregistrement, et de nous permettre de le diffuser.</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Vanessa Codaccioni, &quot;Comment les États répriment&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Surpopulation carcérale, banalisation de l'exception, criminalisation accrue des militants dits &quot;extrémistes&quot; et de tout mouvement social d'ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution d'organisations, approche sécuritaire de l'immigration, développement continu d'un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Comment des États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir, Vanessa Codaccioni retrace l'histoire des répressions d'État, de la protection de la &quot;chose publique&quot; à la lutte antiterroriste, en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

Elle nous rappelle que :

Un paradigme répressif ne meurt jamais, il y a toujours des traces, toujours un dispositif qu'on va garder sous le coude… au cas où. Et quand un dispositif répressif ou sécuritaire a été considéré comme utile et efficace à un moment donné, il peut resurgir. C'est le cas de l'état d'urgence. Ce qui reste aujourd'hui de l'état d'urgence c'est quand-même de l'exception.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Apr 21 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Vanessa Codaccioni, &quot;Comment les États répriment&quot;</itunes:title>
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      <itunes:author>Les Clés des Savoirs</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Les Clés des Savoirs</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Surpopulation carcérale, banalisation de l'exception, criminalisation accrue des militants dits &quot;extrémistes&quot; et de tout mouvement social d'ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution d'organisations, approche sécuritaire de l'immigration, développement continu d'un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Comment des États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir, Vanessa Codaccioni retrace l'histoire des répressions d'État, de la protection de la &quot;chose publique&quot; à la lutte antiterroriste, en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

Elle nous rappelle que :

Un paradigme répressif ne meurt jamais, il y a toujours des traces, toujours un dispositif qu'on va garder sous le coude… au cas où. Et quand un dispositif répressif ou sécuritaire a été considéré comme utile et efficace à un moment donné, il peut resurgir. C'est le cas de l'état d'urgence. Ce qui reste aujourd'hui de l'état d'urgence c'est quand-même de l'exception.</itunes:summary>
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      <title>Technopolice</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>

▶️ Drones, logiciels prédictifs, vidéosurveillance algorithmique, reconnaissance faciale : le recours aux dernières technologies de contrôle se banalise au sein de la police. Loin de juguler la criminalité, toutes ces innovations contribuent en réalité à amplifier la violence d’Etat. Elles referment nos imaginaires politiques et placent la ville sous contrôle sécuritaire. C’est ce que montre ce livre à partir d’expériences et de savoirs forgés au cours des luttes récentes contre la surveillance policière. De l’industrie de la sécurité aux arcanes du ministère de l’Intérieur, de la CNIL au véhicule de l’officier en patrouille, il retrace les liens qu’entretient l’hégémonie techno-solutionniste avec la dérive autoritaire en cours.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Mar 31 2025 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:subtitle>Les Clés des Savoirs</itunes:subtitle>
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▶️ Drones, logiciels prédictifs, vidéosurveillance algorithmique, reconnaissance faciale : le recours aux dernières technologies de contrôle se banalise au sein de la police. Loin de juguler la criminalité, toutes ces innovations contribuent en réalité à amplifier la violence d’Etat. Elles referment nos imaginaires politiques et placent la ville sous contrôle sécuritaire. C’est ce que montre ce livre à partir d’expériences et de savoirs forgés au cours des luttes récentes contre la surveillance policière. De l’industrie de la sécurité aux arcanes du ministère de l’Intérieur, de la CNIL au véhicule de l’officier en patrouille, il retrace les liens qu’entretient l’hégémonie techno-solutionniste avec la dérive autoritaire en cours.</itunes:summary>
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    <item>
      <title>&quot;Toute émancipation est une auto-émancipation&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>De gauche à droite : Stéphane Brunel, Jean-Pierre Moisset et Tom Mary.

Une conférence-débat organisée par la LDH Bordeaux le 24 septembre 2024, à la Manuco, à Bordeaux.

Avec :

- Stéphane Brunel, président de la Ligue de l’enseignement de Gironde

- Jean-Pierre Moisset, maître de conférence en histoire contemporaine

Merci à Tom et Antoine de la LDH, ainsi qu'aux deux intervenants.

L'enregistrement intégral de la discussion (avec les questions-réponses) :

</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Mar 24 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>De gauche à droite : Stéphane Brunel, Jean-Pierre Moisset et Tom Mary.

Une conférence-débat organisée par la LDH Bordeaux le 24 septembre 2024, à la Manuco, à Bordeaux.

Avec :

- Stéphane Brunel, président de la Ligue de l’enseignement de Gironde

- Jean-Pierre Moisset, maître de conférence en histoire contemporaine

Merci à Tom et Antoine de la LDH, ainsi qu'aux deux intervenants.

L'enregistrement intégral de la discussion (avec les questions-réponses) :

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    <item>
      <title>Jim Donaghey, &quot;Bakounine Vodka. Punk et anarchisme&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>« I am an anarchist... » Sex Pistols

Le punk est-il anarchiste ? En s'intéressant aux différentes facettes de la première vague punk qui déferle à la fin des années 1970, le chercheur et musicien Jim Donaghey nage à contrecourant dans les relations entre les deux mouvements. Révolte, provocation, critique des institutions, rejet de l'avant-gardisme et nécessité de s'organiser sans l'industrie du disque font-ils du punk une culture libertaire ?

« Si quelqu'un nous avait parlé de Bakounine, nous aurions probablement pensé qu'il s'agissait d'une marque de vodka. » Penny Rimbaud (Crass)</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Mar 17 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Jim Donaghey, &quot;Bakounine Vodka. Punk et anarchisme&quot;</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Les Clés des Savoirs</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>« I am an anarchist... » Sex Pistols

Le punk est-il anarchiste ? En s'intéressant aux différentes facettes de la première vague punk qui déferle à la fin des années 1970, le chercheur et musicien Jim Donaghey nage à contrecourant dans les relations entre les deux mouvements. Révolte, provocation, critique des institutions, rejet de l'avant-gardisme et nécessité de s'organiser sans l'industrie du disque font-ils du punk une culture libertaire ?

« Si quelqu'un nous avait parlé de Bakounine, nous aurions probablement pensé qu'il s'agissait d'une marque de vodka. » Penny Rimbaud (Crass)</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Quand les travailleurs sabotaient</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>L’histoire du monde du travail, dont les médias et le monde politique
négligent, méprisent et effacent la réalité historique et sociologique,
n’a pas fini de nous donner des leçons sur la culture de la résistance.

« Quelle que soit la manière dont on qualifie la littérature, les discours, les représentations et les pratiques liés au sabotage en France et aux États-Unis jusqu’à la guerre, il n’en demeure pas moins que le phénomène n’a aucun équivalent ailleurs dans le monde, ni dans sa nature, ni dans son ampleur. Toutes les forces syndicalistes révolutionnaires ont été réceptives au concept, mais seuls les militants français et les Wobblies états­uniens ont produit une doctrine originale du sabotage qui a rencontré un écho international – comme en témoigne la diffusion internationale du terme français et du symbole du chat noir. En outre, malgré leurs particularités respectives, les deux formes de cette tactique qui se développent de part et d’autre de l’Atlantique sont liées et peuvent donc être appréhendées comme les deux étapes d’une même histoire. »

L’urgence climatique et sociale a remis au goût du jour l’activisme radical, dont le recours au sabotage. Loin de se réduire à une dégradation matérielle, cette pratique a soulevé d’immenses espoirs dans les rangs syndicalistes révolutionnaires de la « Belle Époque », au point d’être théorisée et mise en œuvre de manière collective. De la Confédération générale du travail (CGT) en France aux Industrial Workers of the World (IWW) aux États-­Unis, le sabotage apparaissait alors comme une tactique légitime, imparable, et contre laquelle patrons et gouvernants ne pouvaient rien. Cette expérience syndicale éclaire la portée et les limites d’un moyen d’action marginalisé, objet de nombreux fantasmes.


</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Feb 24 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>L’histoire du monde du travail, dont les médias et le monde politique
négligent, méprisent et effacent la réalité historique et sociologique,
n’a pas fini de nous donner des leçons sur la culture de la résistance.

« Quelle que soit la manière dont on qualifie la littérature, les discours, les représentations et les pratiques liés au sabotage en France et aux États-Unis jusqu’à la guerre, il n’en demeure pas moins que le phénomène n’a aucun équivalent ailleurs dans le monde, ni dans sa nature, ni dans son ampleur. Toutes les forces syndicalistes révolutionnaires ont été réceptives au concept, mais seuls les militants français et les Wobblies états­uniens ont produit une doctrine originale du sabotage qui a rencontré un écho international – comme en témoigne la diffusion internationale du terme français et du symbole du chat noir. En outre, malgré leurs particularités respectives, les deux formes de cette tactique qui se développent de part et d’autre de l’Atlantique sont liées et peuvent donc être appréhendées comme les deux étapes d’une même histoire. »

L’urgence climatique et sociale a remis au goût du jour l’activisme radical, dont le recours au sabotage. Loin de se réduire à une dégradation matérielle, cette pratique a soulevé d’immenses espoirs dans les rangs syndicalistes révolutionnaires de la « Belle Époque », au point d’être théorisée et mise en œuvre de manière collective. De la Confédération générale du travail (CGT) en France aux Industrial Workers of the World (IWW) aux États-­Unis, le sabotage apparaissait alors comme une tactique légitime, imparable, et contre laquelle patrons et gouvernants ne pouvaient rien. Cette expérience syndicale éclaire la portée et les limites d’un moyen d’action marginalisé, objet de nombreux fantasmes.


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    <item>
      <title>Mickaël Tempête, La gaie panique. Une histoire politique de l'homophobie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Dans le cadre de la deuxième édition de la FLLEM](https://www.atheneelibertaire.net/la-fllem/)(la Fête du Livre libertaire et de l'édition militante) qui s'est tenue à l'Athénée libertaire du 11 au 13 octobre 2024, la [Librairie du Muguet a invité Mickaël Tempête pour présenter son livre La Gaie Panique. Une histoire politique de l'homophobie publié chez Divergences.

« L'Etat va jouer un rôle d'intermédiaire une peu opportuniste entre les agresseurs et les victimes et ça va nous déposséder. […] On voit comment le fait d'avoir délégué à l'Etat et à la police la possibilité, déjà de se défendre, mais aussi d'avoir une réponse différente à ces formes d'agression et de discrimination a désamorcé des formes de conflictualité dans le social. Il y a toute une critique de la réponse punitive et carcérale que j'établis dans le livre en montrant bien que cette continuation du besoin de punir, que la société a et que l'Etat a, ne va pas faire diminuer le nombre d'agressions. Depuis qu'il y a une loi qui réprime l'homophobie comme un facteur aggravant, il y a une recrudescence des actes d'agression. […] Le simple fait […] de trouver des réponses individualisées et carcérales ne permet pas de changer les structures mêmes de l'homophobie dans la société. C'est même une manière pour la société française de botter en touche sur sa propre responsabilité dans ces violences là. L'individualisation c'est assez pratique. On fait porter ça sur un individu qui a effectivement probablement commis la faute, mais dont il faudrait arriver à comprendre les intentions et d'où elles proviennent et à quel point c'est systémique. Et si c'est systémique, si c'est quelque-chose qui se répète et qui est implanté dans le fonctionnement même des rapports sociaux, comment est-ce qu'on neutralise cette répétition des agressions ? Comment est-ce qu'on neutralise ces rapports sociaux-là qui permettent ce type de violences ? »
</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Feb 17 2025 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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« L'Etat va jouer un rôle d'intermédiaire une peu opportuniste entre les agresseurs et les victimes et ça va nous déposséder. […] On voit comment le fait d'avoir délégué à l'Etat et à la police la possibilité, déjà de se défendre, mais aussi d'avoir une réponse différente à ces formes d'agression et de discrimination a désamorcé des formes de conflictualité dans le social. Il y a toute une critique de la réponse punitive et carcérale que j'établis dans le livre en montrant bien que cette continuation du besoin de punir, que la société a et que l'Etat a, ne va pas faire diminuer le nombre d'agressions. Depuis qu'il y a une loi qui réprime l'homophobie comme un facteur aggravant, il y a une recrudescence des actes d'agression. […] Le simple fait […] de trouver des réponses individualisées et carcérales ne permet pas de changer les structures mêmes de l'homophobie dans la société. C'est même une manière pour la société française de botter en touche sur sa propre responsabilité dans ces violences là. L'individualisation c'est assez pratique. On fait porter ça sur un individu qui a effectivement probablement commis la faute, mais dont il faudrait arriver à comprendre les intentions et d'où elles proviennent et à quel point c'est systémique. Et si c'est systémique, si c'est quelque-chose qui se répète et qui est implanté dans le fonctionnement même des rapports sociaux, comment est-ce qu'on neutralise cette répétition des agressions ? Comment est-ce qu'on neutralise ces rapports sociaux-là qui permettent ce type de violences ? »
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    <item>
      <title>Sommes-nous toujours en démocratie ? 2e partie (questions de la salle)</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Sep 16 2024 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Sommes-nous toujours en démocratie ? Table-ronde organisée par la LDH le 17 mai 2024</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Mon Sep 16 2024 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:subtitle>Les Clés des Savoirs</itunes:subtitle>
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    </item>
    <item>
      <title>Les Clés des Savoirs du 27/05/2024</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon May 27 2024 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rendre les coups :  Rencontre entre Selim Derkaoui et Zoubir Saioud </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>La Librairie du Muguet recevait le 13 janvier 2024, à l’Athénée Libertaire le journaliste indépendant, Selim Derkaoui, à l’occasion de la sortie de son livre Rendre les coups : boxe et lutte des classes. Il était accompagné de Zoubir Saioud, boxeur et entraîneur au club de La Flèche à Saint Michel, pour échanger autour de l’histoire politique et populaire de la boxe anglaise. 
Comment le ring est devenu un espace de résistance et d’émancipation des classes laborieuses ? Pourquoi la boxe a t-elle été récupéré par les pouvoirs publiques et les mouvements d’extrême droite?  Savoir prendre les coups et pouvoir les rendre, c’est ce que nous raconte Zoubir Saioud et Selim Derkaoui pendant plus d’une heure sur la Clé des Ondes. 

Rendre les coups est une enquête construite autour du récit de vie de Mustapha Derkaoui, champion de boxe amateur et père du journaliste Selim Derkaoui, pour dresser une lecture politique et populaire de la boxe anglaise. On y retrouve Aya Cissoko, Sarah Ourahmoune et Baye-Dam Cissé,  mais aujourd’hui c’est avec Zoubir Saioud que l’écrivain rend hommage à toutes celles et ceux qui luttent sur le ring. L’enquête de Selim et le parcours de Zoubir se croisent et explorent comment le club de boxe fut un espace social déterminant pour les populations ouvrières et immigrés, faisant face aux inégalités sociales et aux discriminations quotidiennes. De l’auto-défense à la récupération pour « canaliser la violence » lors des révoltes urbaines, de la boxe amateur à la boxe professionnelle, de l'illusion de l'ascension sociale à la récente gentrification du sport, les deux invités nous invitent à appréhender l’imaginaire politique complexe de l’art pugiliste. 

Merci à toutes et à tous d'avoir permis cette diffusion. 

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      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Apr 29 2024 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
      <guid>https://lacledesondes.fr/audio/les-cles-des-savoirs-2024-04-29J.mp3</guid>
      <itunes:title>Rendre les coups :  Rencontre entre Selim Derkaoui et Zoubir Saioud </itunes:title>
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      <itunes:author>Les Clés des Savoirs</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Les Clés des Savoirs</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>La Librairie du Muguet recevait le 13 janvier 2024, à l’Athénée Libertaire le journaliste indépendant, Selim Derkaoui, à l’occasion de la sortie de son livre Rendre les coups : boxe et lutte des classes. Il était accompagné de Zoubir Saioud, boxeur et entraîneur au club de La Flèche à Saint Michel, pour échanger autour de l’histoire politique et populaire de la boxe anglaise. 
Comment le ring est devenu un espace de résistance et d’émancipation des classes laborieuses ? Pourquoi la boxe a t-elle été récupéré par les pouvoirs publiques et les mouvements d’extrême droite?  Savoir prendre les coups et pouvoir les rendre, c’est ce que nous raconte Zoubir Saioud et Selim Derkaoui pendant plus d’une heure sur la Clé des Ondes. 

Rendre les coups est une enquête construite autour du récit de vie de Mustapha Derkaoui, champion de boxe amateur et père du journaliste Selim Derkaoui, pour dresser une lecture politique et populaire de la boxe anglaise. On y retrouve Aya Cissoko, Sarah Ourahmoune et Baye-Dam Cissé,  mais aujourd’hui c’est avec Zoubir Saioud que l’écrivain rend hommage à toutes celles et ceux qui luttent sur le ring. L’enquête de Selim et le parcours de Zoubir se croisent et explorent comment le club de boxe fut un espace social déterminant pour les populations ouvrières et immigrés, faisant face aux inégalités sociales et aux discriminations quotidiennes. De l’auto-défense à la récupération pour « canaliser la violence » lors des révoltes urbaines, de la boxe amateur à la boxe professionnelle, de l'illusion de l'ascension sociale à la récente gentrification du sport, les deux invités nous invitent à appréhender l’imaginaire politique complexe de l’art pugiliste. 

Merci à toutes et à tous d'avoir permis cette diffusion. 

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    <item>
      <title>Faire justice</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Là où il est admis que le recours à la police en cas de violence n’est pas la solution mais plutôt un problème supplémentaire, la tentation est de s’y substituer. Si l’intention est louable, son application l’est moins. Les mesures sont expéditives et les outils pour faire justice sont encore profondément empreints d’une philosophie punitive : menace, exclusion, harcèlement, dénonciation publique et discréditation politique. Comment sortir de cette impasse? La question est d’autant plus difficile qu’elle surgit au moment où les forces réactionnaires mènent une large offensive contre le wokisme pour mieux protéger ceux qui organisent les violences dans nos sociétés.
Écrit par une « militante gouine », ce livre propose une critique fine du moralisme progressiste et des pratiques punitives dans les luttes sociales. En se saisissant d’exemples concrets rencontrés au gré de son militantisme et en discutant précisément l’abolitionnisme pénal, elle pose les jalons d’une justice transformatrice inventive, capable de prendre soin des victimes et de transformer les individu.es comme les groupes.
Endiguer les violences c’est aussi ne plus craindre le conflit, ne plus avoir peur de lutter.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Apr 22 2024 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Faire justice</itunes:title>
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Écrit par une « militante gouine », ce livre propose une critique fine du moralisme progressiste et des pratiques punitives dans les luttes sociales. En se saisissant d’exemples concrets rencontrés au gré de son militantisme et en discutant précisément l’abolitionnisme pénal, elle pose les jalons d’une justice transformatrice inventive, capable de prendre soin des victimes et de transformer les individu.es comme les groupes.
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    </item>
    <item>
      <title>La dissociation, &quot;c’est l’esprit qui marronne et qui abandonne un corps prisonnier des clôtures sociales&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Nadia Yala Kisukidi est philosophe. Maîtresse de conférences à l’Université Paris-VIII Vincennes St Denis, elle est spécialiste de la pensée d’Henri Bergson, de philosophie française contemporaine et de philosophie africaine. Avec la philosophe brésilienne Djamila Ribeiro, elle a écrit en 2021, un essai Dialogue transatlantique, perspectives de la pensée féministe noire et des diasporas africaines (Editions Anacaona).

Elle a participé à l’ouvrage impressionnant Colonisations, notre histoire (Éditions du Seuil 2023) sous la direction de Pierre Singaravélou, une œuvre collective avec pas moins de 68 autrices et auteurs  du monde entier, où elle a assuré l’introduction et la coordination de la première partie « Après les colonies, des années 1960 à aujourd’hui »

D’une mère franco-italienne et d’un père congolais (RDC), elle dénonce l’absence de référence non européenne dans l’enseignement universitaire en France et singulièrement en philosophie, qu’elle propose de décoloniser. Très prolifique en écrits philosophiques, politiques, éthiques, historiques… La dissociation, sorti en 2022 aux Éditions du Seuil, est son premier roman.

« C’est un roman qui mobilise les outils du merveilleux littéraire pour dire quelque chose du monde social que nous habitons ».

Une personne naine, une petite fille, métis, qui subit racisme et vexations, refuse de grandir et se réfugie dans un monde d’idées, de fiction pour échapper au réel, dévasté, dans un processus de dissociation du corps et de l’esprit… une entreprise salvatrice ou vouée à l’échec ?

« Ce terme (la dissociation), dans le roman, est un pouvoir magique. Certes, il sonne immédiatement comme un concept. Mais il consiste à décrire, dans le roman, la capacité du personnage principal à s’extraire de son corps, à vivre en esprit. Et, en se détachant, à vivre une existence humaine pleine et entière, qui n’est pas diminuée. Dans le roman, l’expérience du corps n’est jamais celle d’un corps propre. Un corps par lequel on aime, on sent, on jouit, on éprouve le monde. C’est d’emblée un corps objectivé, réifié, fixé par tous les déterminismes sociaux (de classe, de genre, de race, etc.). Ce corps-objet n’est pas le mien, dit la narratrice. Comment vivre une expérience du monde qui n’est pas entravée par ce corps-objet ? Ce corps qui n’est que race, petitesse, relégation sociale... Comment désirer et vivre malgré ce corps ? L’option de la narratrice est radicale : vivre vraiment, c’est le quitter. Lui échapper. La dissociation, c’est donc un marronnage : c’est l’esprit qui marronne et qui abandonne un corps prisonnier des clôtures sociales. Souvent, l’idée d’un esprit séparé du corps fait signe vers la mort. Or, dans le roman, éviter la mort – la mort sociale –, c’est vivre en étant séparé, c’est se dissocier.

Toutes les aventures de l’héroïne débutent quand elle découvre qu’elle possède ce pouvoir. Dès le commencement du roman, la dissociation se met en œuvre pour déjouer les pièges du racisme, de la race. Et une fois que la prison de la race est défaite, le grand voyage (la vraie vie) peut commencer ».

Extrait d’entretien avec Ricarson Dorcé dans le Magazine de l’Acfas et la revue Liberté. 30 mai 2023.

Musique :

Lobelanga de Ray Léma et Nzimba project en 2015.

Cette rencontre était proposée par l’Institut des Afriques, le 22 novembre 2023, à la librairie George de Talence.

nom de la photo

Nadia Yala Kisukidi à la librairie Georges, le 22 novembre 2023.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Mar 25 2024 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Nadia Yala Kisukidi est philosophe. Maîtresse de conférences à l’Université Paris-VIII Vincennes St Denis, elle est spécialiste de la pensée d’Henri Bergson, de philosophie française contemporaine et de philosophie africaine. Avec la philosophe brésilienne Djamila Ribeiro, elle a écrit en 2021, un essai Dialogue transatlantique, perspectives de la pensée féministe noire et des diasporas africaines (Editions Anacaona).

Elle a participé à l’ouvrage impressionnant Colonisations, notre histoire (Éditions du Seuil 2023) sous la direction de Pierre Singaravélou, une œuvre collective avec pas moins de 68 autrices et auteurs  du monde entier, où elle a assuré l’introduction et la coordination de la première partie « Après les colonies, des années 1960 à aujourd’hui »

D’une mère franco-italienne et d’un père congolais (RDC), elle dénonce l’absence de référence non européenne dans l’enseignement universitaire en France et singulièrement en philosophie, qu’elle propose de décoloniser. Très prolifique en écrits philosophiques, politiques, éthiques, historiques… La dissociation, sorti en 2022 aux Éditions du Seuil, est son premier roman.

« C’est un roman qui mobilise les outils du merveilleux littéraire pour dire quelque chose du monde social que nous habitons ».

Une personne naine, une petite fille, métis, qui subit racisme et vexations, refuse de grandir et se réfugie dans un monde d’idées, de fiction pour échapper au réel, dévasté, dans un processus de dissociation du corps et de l’esprit… une entreprise salvatrice ou vouée à l’échec ?

« Ce terme (la dissociation), dans le roman, est un pouvoir magique. Certes, il sonne immédiatement comme un concept. Mais il consiste à décrire, dans le roman, la capacité du personnage principal à s’extraire de son corps, à vivre en esprit. Et, en se détachant, à vivre une existence humaine pleine et entière, qui n’est pas diminuée. Dans le roman, l’expérience du corps n’est jamais celle d’un corps propre. Un corps par lequel on aime, on sent, on jouit, on éprouve le monde. C’est d’emblée un corps objectivé, réifié, fixé par tous les déterminismes sociaux (de classe, de genre, de race, etc.). Ce corps-objet n’est pas le mien, dit la narratrice. Comment vivre une expérience du monde qui n’est pas entravée par ce corps-objet ? Ce corps qui n’est que race, petitesse, relégation sociale... Comment désirer et vivre malgré ce corps ? L’option de la narratrice est radicale : vivre vraiment, c’est le quitter. Lui échapper. La dissociation, c’est donc un marronnage : c’est l’esprit qui marronne et qui abandonne un corps prisonnier des clôtures sociales. Souvent, l’idée d’un esprit séparé du corps fait signe vers la mort. Or, dans le roman, éviter la mort – la mort sociale –, c’est vivre en étant séparé, c’est se dissocier.

Toutes les aventures de l’héroïne débutent quand elle découvre qu’elle possède ce pouvoir. Dès le commencement du roman, la dissociation se met en œuvre pour déjouer les pièges du racisme, de la race. Et une fois que la prison de la race est défaite, le grand voyage (la vraie vie) peut commencer ».

Extrait d’entretien avec Ricarson Dorcé dans le Magazine de l’Acfas et la revue Liberté. 30 mai 2023.

Musique :

Lobelanga de Ray Léma et Nzimba project en 2015.

Cette rencontre était proposée par l’Institut des Afriques, le 22 novembre 2023, à la librairie George de Talence.

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Nadia Yala Kisukidi à la librairie Georges, le 22 novembre 2023.</itunes:summary>
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    <item>
      <title>&quot;Vous avez dit fascisation ?&quot; Une heure avec le sociologue Ugo Palheta</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Mardi 6 février // 19h // Vous avez dit fascisation ? Rencontre avec Ugo Palheta
▶ 90 ans après l’émeute d’extrême-droite du 6 février 1934, le fascisme a fait retour, attendant son heure dans l’ombre du néolibéralisme autoritaire. Les “idées” racistes, xénophobes et islamophobes, sexistes, nationalistes et autoritaires, se développent massivement.

▶ La librairie du Muguet et l’OAB (Offensive Antifasciste Bordeaux) invitent Ugo Palheta auteur de quatre livres sur la fascisation :
• Ugo Palheta, La possibilité du fascisme, La Découverte, 2018.
• Ugo Palheta &amp; Omar Slaouti, Défaire le racisme, affronter le fascisme, Entretiens, La Dispute, 2021.
• Ugo Palheta &amp; Ludivine Bantigny, Face à la menace fasciste, Textuel, juillet 2021.
• Ugo Palheta, La nouvelle internationale fasciste, Textuel, 2022.

Comment faire face a la fascisation de l’État préparant la conquête du pouvoir politique par le FN/RN ?  Comment entraver  la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – dont Macron est l’ incarnation, et qui nourrit la progression  du fascisme ?  Comment renforcer notre capacité collective d’autodéfense, à la fois contre une police largement fascisée et contre l’extrême droite de rue ?  telles sont quelques unes des questions dont nous discuterons avec Ugo Palheta.

Réalisation sonore : Rémi Philton</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Mon Feb 26 2024 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Mardi 6 février // 19h // Vous avez dit fascisation ? Rencontre avec Ugo Palheta
▶ 90 ans après l’émeute d’extrême-droite du 6 février 1934, le fascisme a fait retour, attendant son heure dans l’ombre du néolibéralisme autoritaire. Les “idées” racistes, xénophobes et islamophobes, sexistes, nationalistes et autoritaires, se développent massivement.

▶ La librairie du Muguet et l’OAB (Offensive Antifasciste Bordeaux) invitent Ugo Palheta auteur de quatre livres sur la fascisation :
• Ugo Palheta, La possibilité du fascisme, La Découverte, 2018.
• Ugo Palheta &amp; Omar Slaouti, Défaire le racisme, affronter le fascisme, Entretiens, La Dispute, 2021.
• Ugo Palheta &amp; Ludivine Bantigny, Face à la menace fasciste, Textuel, juillet 2021.
• Ugo Palheta, La nouvelle internationale fasciste, Textuel, 2022.

Comment faire face a la fascisation de l’État préparant la conquête du pouvoir politique par le FN/RN ?  Comment entraver  la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – dont Macron est l’ incarnation, et qui nourrit la progression  du fascisme ?  Comment renforcer notre capacité collective d’autodéfense, à la fois contre une police largement fascisée et contre l’extrême droite de rue ?  telles sont quelques unes des questions dont nous discuterons avec Ugo Palheta.

Réalisation sonore : Rémi Philton</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Le phénomène migratoire résulte-t-il d'une éducation coloniale ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Le 04 avril 2023, était organisée à l’Université de Bordeaux Montaigne, une journée d’étude qui avait pour thème « Colonialité, éducation &amp; migration : une approche transdisciplinaire ». Il s’agissait de confronter les concepts de migration, éducation et colonialité à l’expertise de plusieurs spécialistes, géographes, sociologues, philosophes, spécialistes de l’éducation, des sciences politiques, acteurs associatifs et de comprendre le mirage migratoire de ressortissants issus majoritairement des pays de l’Afrique Subsaharienne francophone, ayant une histoire coloniale commune avec la France. L’émission Le Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial était présente et vous livre son reportage.

Olga Kochie Akou à l’initiative

Doctorante Humanités et éducation à l’Université de Bordeaux Montaigne, à l’UMR (Unité Mixte de Recherche) SPH (Sciences Philosophie Humanités) elle mène ses recherches sur la colonialité de l’éducation en Afrique francophone.

Les migrations Sud/Nord produisent en Europe, à peu près systématiquement, des discours sur les différences, les hiérarchies, riches de non dits, de représentations dépréciatives. 

La colonialité est un système de pensée, une conception du pouvoir qui organise la modernité occidentale, euro centrée, se prétendant universaliste et occultant l’autre, non occidental, considérant ses savoirs, sa philosophie, ses mœurs, subalternes, dans une véritable posture et survivance coloniale. 

L’éducation alimente toute notre humanité, nos vies professionnelles, nos mentalités notre rapport à l’autre, tout est nourri par l’éducation mais quelle éducation ? Pour quelle finalité ? 

Pourquoi ce triangle migrations, colonialité et éducation ?

« Ce sont des préoccupations personnelles. Il y a 23 ans, je suis venue en Europe faire des études supérieures. En Côte d’Ivoire, j’ai eu des enseignants français bienveillants mais en arrivant en France, ce fut le désenchantement, une froideur, une mauvaise presse du noir et des étrangers et cette terrible passivité pour tous ces noyés en Méditerranée…  je voulais apporter ma contribution à la restauration de l’humanité des ces Africains »

Olga Kochie Akou, qui croit en la transdisciplinarité, a convoqué pour l’occasion de nombreuses et nombreux spécialistes en histoire, sociologie, philosophie, politique, anthropologie, art…pour pouvoir décloisonner et mutualiser les disciplines, faire converger les analyses et les compétences, faire émerger des idées nouvelles, théoriques et pratiques, pour trouver des réponses à ces enjeux mortifères.

Comment penser les migrations ? Comment les écrire ?

Constance de  Gourcy, Maître de conférences au Centre Méditerranéen de Sociologie et Histoire à l’Université Aix Marseille, considère que le passage à l’écrit appauvrit le sens des mots, les fige.

Comment écrire et décrire les corps en mouvement, les mobilités, les migrations sans les réduire et échapper aux présupposés ? Elle inscrit ses recherches dans une démarche de décolonisation des savoirs, de recontextualisation de l’universalisme et de « provincialisation de l’Europe » pour reprendre le titre de l’ouvrage de Dipesh Chakrabarty.

Les migrations juvéniles : les MNA (Mineurs Non Accompagnés) guinéens à Bordeaux

Léa Keller, anthropologue doctorante  au laboratoire Passage, CNRS Bordeaux et ingénieur d’étude  au département de la Gironde, a mené une étude, « ici et ailleurs », auprès des jeunes MNA à Bordeaux et leurs familles, à Konaky, en Guinée.
40% des MNA en Gironde sont des Guinéens.

Qu’est ce que ces migrations juvéniles produisent socialement pour cette jeunesse, partie ou ayant le désir de le faire et pour les familles dans le pays d’origine ? Durant ses échanges, Léa Keller a pu constater que la migration fonctionne comme un rite de passage. C’est un phénomène ancien mais aujourd’hui c’est un risque mortel.

Le désir de partir est omniprésent, puissant, au point que les témoignages douloureux de MNA guinéens bordelais présentés dans le film « Nô mëtî sîfâdhe » de Thierno Souleymane Diallo, génèrent des rires et de l’incrédulité auprès des jeunes en Guinée, enfermés dans des représentations fantasmées et persuadés que leur pays, la Guinée, malgré ses potentiels pourtant énormes, ne leur offre aucun avenir.

A konakry, tout le mode connaît quelqu’un qui a migré, de très nombreuses familles sont concernées par l’absence d’un fils, d’un neveu, d’un cousin, une absence omniprésente, qui semble pourtant largement éludée par les responsables sur place. 

Le Niger, devenu ces dernières années, un espace de transit important des migrations vers l’Europe

Florence Boyer, géographe, anthropologue, rattachée à l’URMIS Paris (Unité de Recherche Migrations Internationales et Société) et à l’IRD (Institut de Recherche pour le Redéveloppement )  Paris et Nice est une spécialiste des migrations intra africaines, au Niger en particulier.

Traditionnellement le Niger, est un pays de migrations circulaires, entre états africains avec peu de migrations hors d’Afrique, en Europe. C’est par contre devenu un espace de transit pour des populations venues du sud ou de l’ouest de l’Afrique pour aller vers l’Algérie et la Lybie et au-delà en Europe.

C’est pour cela que l’UE depuis une dizaine d’années, mène des politiques pour bloquer, contrôler les migrations en finançant des projets importants de formation professionnelle sur place  pour faire patienter les candidats à la poursuite de leur parcours migratoire et freiner les flux. Il s’agit ni plus ni moins que d’un contrôle de la population, un héritage colonial en fait puisque du temps de la colonisation, on avait déjà la hantise des déplacements traditionnels des populations et tout était fait pour les stabiliser et les fixer.

Parmi les pratiques traditionnelles de mobilités il y a au Niger, comme dans d’autres pays musulmans, cette première expérience migratoire vécue par les enfants Talibés, très jeunes parfois, qui quittent leurs familles pour suivre des Marabouts, des guides spirituels, qui leur apprennent les textes sacrés de l’Islam, se déplacent à pieds en vivant de mendicité.

Ici aussi, traditionnellement, la migration est vécue comme une expérience d’apprentissage qui permet  d’acquérir de la connaissance et de s’autonomiser, c’est très important pour des jeunes qui veulent se défaire du carcan familial et de pratiques et constructions sociales figées et contraignantes.

Elle est également un rite de passage, qui permet de montrer son courage et d’entrer dans l’âge adulte.

Dans un pays où pourtant dans de nombreuses régions, le taux de scolarisation est faible, les jeunes évoquent des sentiments de désaffection, voire de désaveu vis-à-vis du système éducatif, qui ne donne pas de débouchés, ne donne pas de travail, alors que la migration, dans une véritable concurrence avec l’éducation, offre plus de chances d’acquérir des compétences et de s’ouvrir à l’altérité.

Pour une éducation décoloniale, car c’est bien ce qu’on apprend à l’école qui donne envie  de partir…

Jean François Dupeyron, maître de conférence en philosophie de l’éducation à l’Université de  Bordeaux revient sur le concept de « nécropolitique »  emprunté à Achille Mbenbé où le pouvoir fait mourir, laisse mourir, ceux qui ne lui sont pas ou plus utiles, c’est ainsi que des milliers de jeunes migrantes et migrants périssent dans le désert du Sahara ou en Méditerranée, alors que ce n’est absolument pas inexorable.

C’est aussi une forme de colonialité du pouvoir. La colonisation est un phénomène historique,  même s’il se poursuit de nos jours avec le néocolonialisme ou le relais pris par de nouvelles puissances impérialistes. La colonialité elle, est la face obscure de la civilisation européenne, qui continue à d’établir des hiérarchies, raciales, à déprécier les savoirs autres que les siens, qui ont vocation à être universels qui produisent des modèles et alimentent les migrations.

Car c’est bien ce qu’on apprend à l’école qui donne envie  de partir. Une éducation décoloniale consiste à ne pas reprendre des modèles éducatifs extérieurs, à s’ancrer dans la culture, les connaissances et les réalités locales. 

Pratiques artistiques, éducation et construction d’une mémoire commune.

C’est le titre du projet d’Emmanuelle Spiesse, historienne de l’art, chercheure associée au LAM (Les Afriques dans le monde) à Sciences po Bordeaux, enseignante à l’Université de Bordeaux et en Lycée général et professionnel.

Avec une classe de lycée professionnel de Mérignac (horlogerie) et des jeunes MNA de la MECS (Maison d'Enfants à Caractère Social) du COS  Quancard de Villeneuve d’Ornon, le projet a consisté à échanger des objets personnels, à raconter les raisons de ces choix et à rédiger des textes et des poésies. 

Le phénomène migratoire : la résultante d’une éducation coloniale ?

Léonard Ouedraogo, étudiant et acteur associatif Burkinabé raconte son expérience. 

Le système éducatif en cours dans son pays est un héritage colonial, importé, très inadapté. Il n’engendre pas de débouchés, du travail et alimente les migrations… Même les plus diplômés partent, s’endettant et prenant tous les risques parfois… 

Dans l'émission Le guide du Bdx colonial, rdv décolonial du 7 juin 2023, notre invitée était Olga Akou Kochie. Nous étions revenus sur la journée d'étude et sur la colonialité qui imprègne nos têtes et nos rapports avec l'Afrique francophone. 

Livres

- « Provincialiser l’Europe. La pensée postcoloniale et la différence historique »  Dipesh Chakrabarty.

- « L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes  »   J. L. Anselme.

Film

- « Nô mëtî sîfâdhe » de Thierno Souleymane Diallo. Documentaire 51 mns. 2018: Guinée

En Gironde, 40% des Mineurs Non Accompagnés (MNA) sont Guinéens (1200 mineurs accueillis en trois ans). En Guinée, suite aux débats organisés en décembre 2017 sur le thème de l'immigration par Ciné Nimba (projet phare de l’association pessacaise « Guinée Solidarité Bordeaux », axée sur les projets de développement liés au cinéma), l'équipe a constaté que les jeunes connaissaient tous les dangers des parcours, qu'en revanche la représentation de l'Europe était très floue, déformée par les promesses d'Eldorado vendues par les « passeurs » et les réseaux sociaux. L'idée est née de poursuivre la sensibilisation des jeunes et des familles par la réalisation d'un documentaire sur la réalité de leur vie en France et les difficultés administratives et culturelles de leur intégration. Ce projet s'est concrétisé grâce au soutien et à la confiance de la responsable de la protection de l'enfance du département de la Gironde. En avril 2018, le réalisateur guinéen Thierno Souleymane Diallo et son assistant Alpha Amadou Djouldé Diallo sont venus à Bordeaux, pour écouter la parole de huit jeunes migrants guinéens s'exprimant dans leurs langues.

Musiques 

- « Kôkpa » de Dobet Gnahore, tiré de son album « Djekpa La You », sorti en 2010. Côte d’Ivoire.

- « Iki bando » de Kââbi Kouyate, tiré des son album « Silanté », sorti en 2000. Guinée.

- « Je dois partir » de  Zara Moussa, tiré des son album « Ma rage », sorti en 2012. Niger. 

- « Ayo Nigla » de Omara « Bombino » Moctar, guitariste Touareg, tiré des son album « Sahel » sorti en 2023. Niger.

- « Akaline Akaline » de Ahmoudou Madassane, tiré de son album « Zerzura » sorti en 2018. Niger.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Jan 22 2024 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Le phénomène migratoire résulte-t-il d'une éducation coloniale ?</itunes:title>
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      <itunes:author>Les Clés des Savoirs</itunes:author>
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      <itunes:summary>Le 04 avril 2023, était organisée à l’Université de Bordeaux Montaigne, une journée d’étude qui avait pour thème « Colonialité, éducation &amp; migration : une approche transdisciplinaire ». Il s’agissait de confronter les concepts de migration, éducation et colonialité à l’expertise de plusieurs spécialistes, géographes, sociologues, philosophes, spécialistes de l’éducation, des sciences politiques, acteurs associatifs et de comprendre le mirage migratoire de ressortissants issus majoritairement des pays de l’Afrique Subsaharienne francophone, ayant une histoire coloniale commune avec la France. L’émission Le Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial était présente et vous livre son reportage.

Olga Kochie Akou à l’initiative

Doctorante Humanités et éducation à l’Université de Bordeaux Montaigne, à l’UMR (Unité Mixte de Recherche) SPH (Sciences Philosophie Humanités) elle mène ses recherches sur la colonialité de l’éducation en Afrique francophone.

Les migrations Sud/Nord produisent en Europe, à peu près systématiquement, des discours sur les différences, les hiérarchies, riches de non dits, de représentations dépréciatives. 

La colonialité est un système de pensée, une conception du pouvoir qui organise la modernité occidentale, euro centrée, se prétendant universaliste et occultant l’autre, non occidental, considérant ses savoirs, sa philosophie, ses mœurs, subalternes, dans une véritable posture et survivance coloniale. 

L’éducation alimente toute notre humanité, nos vies professionnelles, nos mentalités notre rapport à l’autre, tout est nourri par l’éducation mais quelle éducation ? Pour quelle finalité ? 

Pourquoi ce triangle migrations, colonialité et éducation ?

« Ce sont des préoccupations personnelles. Il y a 23 ans, je suis venue en Europe faire des études supérieures. En Côte d’Ivoire, j’ai eu des enseignants français bienveillants mais en arrivant en France, ce fut le désenchantement, une froideur, une mauvaise presse du noir et des étrangers et cette terrible passivité pour tous ces noyés en Méditerranée…  je voulais apporter ma contribution à la restauration de l’humanité des ces Africains »

Olga Kochie Akou, qui croit en la transdisciplinarité, a convoqué pour l’occasion de nombreuses et nombreux spécialistes en histoire, sociologie, philosophie, politique, anthropologie, art…pour pouvoir décloisonner et mutualiser les disciplines, faire converger les analyses et les compétences, faire émerger des idées nouvelles, théoriques et pratiques, pour trouver des réponses à ces enjeux mortifères.

Comment penser les migrations ? Comment les écrire ?

Constance de  Gourcy, Maître de conférences au Centre Méditerranéen de Sociologie et Histoire à l’Université Aix Marseille, considère que le passage à l’écrit appauvrit le sens des mots, les fige.

Comment écrire et décrire les corps en mouvement, les mobilités, les migrations sans les réduire et échapper aux présupposés ? Elle inscrit ses recherches dans une démarche de décolonisation des savoirs, de recontextualisation de l’universalisme et de « provincialisation de l’Europe » pour reprendre le titre de l’ouvrage de Dipesh Chakrabarty.

Les migrations juvéniles : les MNA (Mineurs Non Accompagnés) guinéens à Bordeaux

Léa Keller, anthropologue doctorante  au laboratoire Passage, CNRS Bordeaux et ingénieur d’étude  au département de la Gironde, a mené une étude, « ici et ailleurs », auprès des jeunes MNA à Bordeaux et leurs familles, à Konaky, en Guinée.
40% des MNA en Gironde sont des Guinéens.

Qu’est ce que ces migrations juvéniles produisent socialement pour cette jeunesse, partie ou ayant le désir de le faire et pour les familles dans le pays d’origine ? Durant ses échanges, Léa Keller a pu constater que la migration fonctionne comme un rite de passage. C’est un phénomène ancien mais aujourd’hui c’est un risque mortel.

Le désir de partir est omniprésent, puissant, au point que les témoignages douloureux de MNA guinéens bordelais présentés dans le film « Nô mëtî sîfâdhe » de Thierno Souleymane Diallo, génèrent des rires et de l’incrédulité auprès des jeunes en Guinée, enfermés dans des représentations fantasmées et persuadés que leur pays, la Guinée, malgré ses potentiels pourtant énormes, ne leur offre aucun avenir.

A konakry, tout le mode connaît quelqu’un qui a migré, de très nombreuses familles sont concernées par l’absence d’un fils, d’un neveu, d’un cousin, une absence omniprésente, qui semble pourtant largement éludée par les responsables sur place. 

Le Niger, devenu ces dernières années, un espace de transit important des migrations vers l’Europe

Florence Boyer, géographe, anthropologue, rattachée à l’URMIS Paris (Unité de Recherche Migrations Internationales et Société) et à l’IRD (Institut de Recherche pour le Redéveloppement )  Paris et Nice est une spécialiste des migrations intra africaines, au Niger en particulier.

Traditionnellement le Niger, est un pays de migrations circulaires, entre états africains avec peu de migrations hors d’Afrique, en Europe. C’est par contre devenu un espace de transit pour des populations venues du sud ou de l’ouest de l’Afrique pour aller vers l’Algérie et la Lybie et au-delà en Europe.

C’est pour cela que l’UE depuis une dizaine d’années, mène des politiques pour bloquer, contrôler les migrations en finançant des projets importants de formation professionnelle sur place  pour faire patienter les candidats à la poursuite de leur parcours migratoire et freiner les flux. Il s’agit ni plus ni moins que d’un contrôle de la population, un héritage colonial en fait puisque du temps de la colonisation, on avait déjà la hantise des déplacements traditionnels des populations et tout était fait pour les stabiliser et les fixer.

Parmi les pratiques traditionnelles de mobilités il y a au Niger, comme dans d’autres pays musulmans, cette première expérience migratoire vécue par les enfants Talibés, très jeunes parfois, qui quittent leurs familles pour suivre des Marabouts, des guides spirituels, qui leur apprennent les textes sacrés de l’Islam, se déplacent à pieds en vivant de mendicité.

Ici aussi, traditionnellement, la migration est vécue comme une expérience d’apprentissage qui permet  d’acquérir de la connaissance et de s’autonomiser, c’est très important pour des jeunes qui veulent se défaire du carcan familial et de pratiques et constructions sociales figées et contraignantes.

Elle est également un rite de passage, qui permet de montrer son courage et d’entrer dans l’âge adulte.

Dans un pays où pourtant dans de nombreuses régions, le taux de scolarisation est faible, les jeunes évoquent des sentiments de désaffection, voire de désaveu vis-à-vis du système éducatif, qui ne donne pas de débouchés, ne donne pas de travail, alors que la migration, dans une véritable concurrence avec l’éducation, offre plus de chances d’acquérir des compétences et de s’ouvrir à l’altérité.

Pour une éducation décoloniale, car c’est bien ce qu’on apprend à l’école qui donne envie  de partir…

Jean François Dupeyron, maître de conférence en philosophie de l’éducation à l’Université de  Bordeaux revient sur le concept de « nécropolitique »  emprunté à Achille Mbenbé où le pouvoir fait mourir, laisse mourir, ceux qui ne lui sont pas ou plus utiles, c’est ainsi que des milliers de jeunes migrantes et migrants périssent dans le désert du Sahara ou en Méditerranée, alors que ce n’est absolument pas inexorable.

C’est aussi une forme de colonialité du pouvoir. La colonisation est un phénomène historique,  même s’il se poursuit de nos jours avec le néocolonialisme ou le relais pris par de nouvelles puissances impérialistes. La colonialité elle, est la face obscure de la civilisation européenne, qui continue à d’établir des hiérarchies, raciales, à déprécier les savoirs autres que les siens, qui ont vocation à être universels qui produisent des modèles et alimentent les migrations.

Car c’est bien ce qu’on apprend à l’école qui donne envie  de partir. Une éducation décoloniale consiste à ne pas reprendre des modèles éducatifs extérieurs, à s’ancrer dans la culture, les connaissances et les réalités locales. 

Pratiques artistiques, éducation et construction d’une mémoire commune.

C’est le titre du projet d’Emmanuelle Spiesse, historienne de l’art, chercheure associée au LAM (Les Afriques dans le monde) à Sciences po Bordeaux, enseignante à l’Université de Bordeaux et en Lycée général et professionnel.

Avec une classe de lycée professionnel de Mérignac (horlogerie) et des jeunes MNA de la MECS (Maison d'Enfants à Caractère Social) du COS  Quancard de Villeneuve d’Ornon, le projet a consisté à échanger des objets personnels, à raconter les raisons de ces choix et à rédiger des textes et des poésies. 

Le phénomène migratoire : la résultante d’une éducation coloniale ?

Léonard Ouedraogo, étudiant et acteur associatif Burkinabé raconte son expérience. 

Le système éducatif en cours dans son pays est un héritage colonial, importé, très inadapté. Il n’engendre pas de débouchés, du travail et alimente les migrations… Même les plus diplômés partent, s’endettant et prenant tous les risques parfois… 

Dans l'émission Le guide du Bdx colonial, rdv décolonial du 7 juin 2023, notre invitée était Olga Akou Kochie. Nous étions revenus sur la journée d'étude et sur la colonialité qui imprègne nos têtes et nos rapports avec l'Afrique francophone. 

Livres

- « Provincialiser l’Europe. La pensée postcoloniale et la différence historique »  Dipesh Chakrabarty.

- « L’Occident décroché. Enquête sur les postcolonialismes  »   J. L. Anselme.

Film

- « Nô mëtî sîfâdhe » de Thierno Souleymane Diallo. Documentaire 51 mns. 2018: Guinée

En Gironde, 40% des Mineurs Non Accompagnés (MNA) sont Guinéens (1200 mineurs accueillis en trois ans). En Guinée, suite aux débats organisés en décembre 2017 sur le thème de l'immigration par Ciné Nimba (projet phare de l’association pessacaise « Guinée Solidarité Bordeaux », axée sur les projets de développement liés au cinéma), l'équipe a constaté que les jeunes connaissaient tous les dangers des parcours, qu'en revanche la représentation de l'Europe était très floue, déformée par les promesses d'Eldorado vendues par les « passeurs » et les réseaux sociaux. L'idée est née de poursuivre la sensibilisation des jeunes et des familles par la réalisation d'un documentaire sur la réalité de leur vie en France et les difficultés administratives et culturelles de leur intégration. Ce projet s'est concrétisé grâce au soutien et à la confiance de la responsable de la protection de l'enfance du département de la Gironde. En avril 2018, le réalisateur guinéen Thierno Souleymane Diallo et son assistant Alpha Amadou Djouldé Diallo sont venus à Bordeaux, pour écouter la parole de huit jeunes migrants guinéens s'exprimant dans leurs langues.

Musiques 

- « Kôkpa » de Dobet Gnahore, tiré de son album « Djekpa La You », sorti en 2010. Côte d’Ivoire.

- « Iki bando » de Kââbi Kouyate, tiré des son album « Silanté », sorti en 2000. Guinée.

- « Je dois partir » de  Zara Moussa, tiré des son album « Ma rage », sorti en 2012. Niger. 

- « Ayo Nigla » de Omara « Bombino » Moctar, guitariste Touareg, tiré des son album « Sahel » sorti en 2023. Niger.

- « Akaline Akaline » de Ahmoudou Madassane, tiré de son album « Zerzura » sorti en 2018. Niger.</itunes:summary>
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      <title>Eric Chauvier : &quot;La vie ordinaire m'intéresse beucoup&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Le 19 mai 2023, N'A QU'1 ŒIL recevait Éric Chauvier pour une rencontre-discussion autour de son travail d'auteur et de sa démarche d'anthropologue de l'ordinaire.

En égrenant plusieurs de ses ouvrages, il revient sur son itinéraire de chercheur, sa trajectoire personnelle qui mêle la poétique, la science et la littérature.

&quot;C'est à partir de l'ordinaire déroutant qu'il faudrait ajuster l'observation à l'écriture, en vue d'élaborer un apprentissage partagé de l'expérience anthropologique.&quot;

Cette rencontre était proposée par l'association PAN!](https://www.facebook.com/43210pan/), la [Maison de la Poésie de Bordeaux](https://www.facebook.com/maisondelapoesiebordeaux/) et [N'A QU'1 ŒIL.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Jan 15 2024 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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En égrenant plusieurs de ses ouvrages, il revient sur son itinéraire de chercheur, sa trajectoire personnelle qui mêle la poétique, la science et la littérature.

&quot;C'est à partir de l'ordinaire déroutant qu'il faudrait ajuster l'observation à l'écriture, en vue d'élaborer un apprentissage partagé de l'expérience anthropologique.&quot;

Cette rencontre était proposée par l'association PAN!](https://www.facebook.com/43210pan/), la [Maison de la Poésie de Bordeaux](https://www.facebook.com/maisondelapoesiebordeaux/) et [N'A QU'1 ŒIL.</itunes:summary>
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      <title>L'afrofuturisme</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Mon Oct 30 2023 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Que fait la police ? Discussion avec Paul Rocher</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Omniprésente dans les rues comme dans le débat public, la police soulève davantage de questions qu’elle ne semble pouvoir en résoudre. En mobilisant les études disponibles et en confrontant les chiffres, Paul Rocher réfute dans ce livre les présupposés au fondement du mythe policier d’une institution sans doute imparfaite mais nécessaire, au service de toute la société dont elle ne ferait que refléter les travers. Non, la police n’empêche pas le crime, et l’emprise policière croissante sur la société n’a pas d’autre fondement que la réorganisation autoritaire du pays et le maintien d’un ordre inégalitaire. Toute l’histoire de l’institution révèle sa nature violente, sa fidélité à l’ordre établi – et dément l’idée de son « dysfonctionnement ».

Peut-on pour autant se passer de police ? En s’inspirant des exemples sud-africain et nord-irlandais, où les habitants ont expérimenté des formes de gestion des conflits indépendantes de l’appareil d’État, Paul Rocher dégage les voies possibles d’un monde sans police. </description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Mon Jul 24 2023 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Peut-on pour autant se passer de police ? En s’inspirant des exemples sud-africain et nord-irlandais, où les habitants ont expérimenté des formes de gestion des conflits indépendantes de l’appareil d’État, Paul Rocher dégage les voies possibles d’un monde sans police. </itunes:summary>
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      <title>Être barbare : &quot;c'est une condition qui ne cesse de se contredire, presque une figure impossible&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Le 24 juin 2023, dans  le cadre des 25 ans des éditions La fabrique, La Machine à Lire recevait Louisa Yousfi pour Rester barbare](https://lafabrique.fr/rester-barbare/), et Houria Bouteldja pour [Beaufs et barbares.
 
Leur venue a déclenché quelques contestations à l'encontre de la Machine à lire. Au point que sa directrice, Helene des ligneris, a tenu à ouvrir la rencontre par un mot réaffirmant que la librairie était le lieu de l'expression libre de la pensée et du débat, et qu'elle défendrait ce lieu dans sa pluralité.

A La Clé des ondes, on n'ignore pas les vifs débats qu'a provoqué Houria Bouteldja et le Parti des indigènes de la République, qu'elle a cofondé en 2005. Ces débats traversent aussi notre radio. On a toutefois assisté à cette rencontre, et on a trouvé les réflexions des deux autrices riches et mêmes nécessaires. D'autant plus dans le contexte récent de révolte des quartiers populaires et d'infantilisation de ses habitant.es. Alors sans entrer dans le débat &quot;pour ou contre&quot; Houria Bouteldja, on vous propose d'entendre les analyses portées par elle et Louisa Yousfi.</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Mon Jul 17 2023 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Leur venue a déclenché quelques contestations à l'encontre de la Machine à lire. Au point que sa directrice, Helene des ligneris, a tenu à ouvrir la rencontre par un mot réaffirmant que la librairie était le lieu de l'expression libre de la pensée et du débat, et qu'elle défendrait ce lieu dans sa pluralité.

A La Clé des ondes, on n'ignore pas les vifs débats qu'a provoqué Houria Bouteldja et le Parti des indigènes de la République, qu'elle a cofondé en 2005. Ces débats traversent aussi notre radio. On a toutefois assisté à cette rencontre, et on a trouvé les réflexions des deux autrices riches et mêmes nécessaires. D'autant plus dans le contexte récent de révolte des quartiers populaires et d'infantilisation de ses habitant.es. Alors sans entrer dans le débat &quot;pour ou contre&quot; Houria Bouteldja, on vous propose d'entendre les analyses portées par elle et Louisa Yousfi.</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Comment lutter aux côtés des étranger.e.s enfermé.e.s ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/les-cles-des-savoirs</link>
      <description>Les intervenant.es de la table-ronde le 1er octobre dernier dans les locaux de l'ASTI (DR)

Quel est l’état des lieux de la rétention administrative en France ? Comment lutter aux côtés des étranger.e.s enfermé.e.s ? Pourquoi demander l’abolition des CRA ?

Avec :
- Bénédicte Michalon, géographe, directrice de recherche au CNRS, Bordeaux
- Pierre Lanne, avocat bordelais, adhérent de l’ASTI Bordeaux
- Nathalie Dugravier, du collectif anti-CRA
- Sylvie Dumanoir, de la FASTI

Animé par Stéphanie Pichon, présidente de l’ASTI Bordeaux.

Prise de son : Rémi Philton

Mise en ondes : Xavier Ridon

Diffusion : dimanche 18 décembre 2022 à 13h30 puis 21h

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      <author>Les Clés des Savoirs</author>
      <categories>Culture</categories>
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Quel est l’état des lieux de la rétention administrative en France ? Comment lutter aux côtés des étranger.e.s enfermé.e.s ? Pourquoi demander l’abolition des CRA ?

Avec :
- Bénédicte Michalon, géographe, directrice de recherche au CNRS, Bordeaux
- Pierre Lanne, avocat bordelais, adhérent de l’ASTI Bordeaux
- Nathalie Dugravier, du collectif anti-CRA
- Sylvie Dumanoir, de la FASTI

Animé par Stéphanie Pichon, présidente de l’ASTI Bordeaux.

Prise de son : Rémi Philton

Mise en ondes : Xavier Ridon

Diffusion : dimanche 18 décembre 2022 à 13h30 puis 21h

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      <title>Comment l'Afrique est traitée dans les médias ? Institut des Afriques, IJBA, Médias et démocratie.</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Les Clés des Savoirs</author>
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      <pubDate>Thu Oct 20 2022 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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