Christian Tein à Bordeaux. Conférence de presse du Président du FLNKS.
Durée : 39 minutes
Insurrection.
Dans la nuit du 14 au mercredi 15 mai 2024, l’Assemblée nationale votait le projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections locales en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, rendant les Kanaks minoritaires chez eux sur les listes électorales. Dès le 13 mai, alors que les discussions étaient encore en cours à l’Assemblée, les quartiers populaires de Nouméa et de ses environs se sont soulevés, le mouvement insurrectionnel a duré plusieurs semaines, faisant onze victimes Kanaks, dont sept tués par des policiers ou gendarmes. L’Etat républicain a frappé très fort : instauration de l’état d’urgence, envoi massif de troupes sur place, 2530 gardes à vue, 502 déferrements, 243 incarcérations et 650 convocations en justice…
Déportation
Christian Tein, Dimitri Qenegei et 5 autres dirigeants-es et militants-es et indépendantistes kanaks sont emprisonnés en métropole, à 17 000 kilomètres de chez eux, désignés comme responsables des émeutes, mis en examen pour des motifs délirants sans aucun lien avec la réalité de leur activité politique, « Complicité de tentative de meurtre sur dépositaire de l’autorité publique », « Vol en bande organisée avec arme », « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits ».
Le 12 juin dernier ils ont enfin été libérés par la cour d’appel de Paris, jugeant qu’il n’y avait « pas lieu de les maintenir en détention préventive» mais ils restent sous contrôle judiciaire.
