Agroforesterie : pourquoi des arbres au milieu des vignes ?
La culture de la vigne en "hautains" s'est longtemps pratiquée en Europe, pour faire grimper la liane de la vigne en hauteur ou tout simplement la porter. Pour d'autres cultures, l'association des arbres peut servir à améliorer la fertilité des sols, lutter contre l'érosion, se protéger des gels printaniers, favoriser la biodiversité ou tout simplement améliorer le paysage ou rajouter du confort et de l'ombre au travailleur des champs.

image extraite d'un manuscrit latin du xve siècle (BNF lat. 9333)
Est-ce que ça marche ? En février dernier, un séminaire "agroforesterie" à l’INRAE de Villenave d'Ornon a présenté les expérimentations en viticulture sur des terrains instrumentés dans le cadre d’un projet de recherche nommé Vitiforest.
Trois terrains étaient décrits : Lagardère dans le Gers, Restinclières dans l’Hérault (le plus ancien) et Lapouyade en Gironde. Cette dernière propriété est la seule exploitée en agriculture bio des trois et, curieusement, le séminaire a semblé vouloir contourner la question de l’usage des pesticides, très différent dans ces trois recherches. C’est l’impensé de l’INRAE et le paramètre pesticides était même ignoré dans les comparaisons entre ces trois terrains.

Pourtant les dernières recherches montrent qu’il est décisif. De récentes études ont montré qu’en agriculture conventionnelle, la présence des rangées d'arbres peut avoir un effet négatif sur le nombre d'espèces auxiliaires des cultures, alors qu’en agriculture biologique elle renforce à la fois la densité d'activité mais aussi la complémentarité de ces auxiliaires.
Nous avons voulu en savoir plus et aller voir par nous-mêmes ce qui se passe à Lapouyade, au domaine Emile Grelier, cultivé par Delphine et Benoit Vinet. C'était en juin, avant notre panne d'antenne. Vous trouverez sur le site du domaine toutes les informations concernant les dimanches découvertes ouverts au public.

Delphine Vinet devant ses vignes
L'actu de la semaine : le procès des décrocheurs de portraits de Macron
Ils ont perdu en appel (condamnés à des amendes allant de 250 à 600 € ferme) mais ne lâchent rien. Pour soutenir les décrocheurs qui ont décidé de se pourvoir en cassation, vous pouvez verser votre obole sur leur cagnotte Helloasso

Quatre des huit décrocheurs, à l'issu de leur procès en appel
Le jour d'après en pire - revue des mesures anti-écolo du gouvernement
Pandémie, confinement, urgence sanitaire ont été mis à profit par le gouvernement pour détricoter un peu plus le droit de l'environnement :
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Autorisation de dépasser les seuils de pesticides dans l'eau. Une trentaine d'unités de distribution dans les Landes ont mesuré des taux de métolachlore (un perturbateur endocrinien) 10 à 20 fois supérieur à la limite mais l'ARS a validé la poursuite de la distribution de cette eau par un savant calcul. La qualité de l'eau potable en France est sérieusement menacée (voir cette étude de l'association Générations Futures).
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Le gouvernement, sous la pression des gros exploitants agricoles, a décidé de revenir sur l'interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d'abeille qui avaient enfin été interdits par la loi biodiversité de 2016.
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Par un décret paru en avril, les préfets sont désormais autorisés à déroger aux règles en matière d'enquête publique, de délai et de réglementation (voir l'analyse de ce décret ici).
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Alerte aux toxiques a fait analyser une vingtaine de bouteilles de vin provenant de propriétés labellisées "HVE", Haute Valeur Environnementale. Les résultats mis en ligne par l'association montrent que ces bouteilles contiennent autant de pesticides dangereux que les vins conventionnels. De quoi dérouter le consommateur !
Agenda
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24 septembre : réunion publique sur la 5G à la salle Gouffrand (sur inscription), par la Coordination Stop 5G Gironde (dont La Clé des Ondes fait partie)
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26 septembre : 1 an après l'incendie de Lubrizol à Rouen, journée d'action devant les sites Seveso. Rendez-vous devant l'usine Yara d'Ambès à 14h.
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3 octobre : "Marchons sur les aéroports" pour la réduction du trafic aérien, facteur de réchauffement de la planète. A Bordeaux, rendez-vous à venir...

Une belle mauve dans l'interrang, au domaine Emile Grelier