Sous les gilets #6 : pourquoi la colère des quartiers populaires ne s'est pas mêlée à celle des gilets jaunes
6e épisode de notre série consacrée à ce que les sciences sociales retiennent du mouvement des gilets jaunes. On s'intéresse à la réception du mouvement des gilets jaunes par les habitant·es des quartiers populaires.
Durée : 39 minutes
Pauvreté et difficulté à boucler les fins de mois, sentiment de disqualification, éloignement de la vie politique, répression policière… Les gilets jaunes ne sont pas les seuls à avoir fait l'expérience de toutes ces violences. Les habitants des quartiers populaires des grandes agglomérations vivent également tout cela depuis de nombreuses années.
Pourtant, même dans la 2e phase du mouvement, lorsque les manifestations se sont concentrées dans les villes, les habitants des quartiers populaires semblent en avoir été absents.
Pour ce 6e épisode de Sous les gilets, nous nous intéressons non pas au mouvement des gilets jaunes, mais à sa réception par les habitants des quartiers populaires. Comment ont-ils perçu cette mobilisation et ses motivations ? A quels moment y ont-ils participé ou pas ? Qu'est-ce qui rapproche, qu'est-ce qui différencie leurs colères ? Et à quelles conditions des convergences ou alliances ont pu avoir lieu ?
Stéphanie Abrial est ingénieure de recherche au CNRS, chercheuse en sciences politiques au laboratoire PACTE à Grenoble.
Un podcast produit par La Clé des Ondes avec le soutien de l'ANR Gilets Jaunes et du Centre Émile Durkheim. Réalisation : Étienne Gratianette, préparation et entretiens : Baptiste Giraud et Xavier Ridon, dessins : Mati Bombardier, archives : Radio Parleur et La Clé des Ondes.